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Bulletin Quotidien Europe N° 10300
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/agriculture

S'attaquer à la volatilité des prix des matières premières

Bruxelles, 24/01/2011 (Agence Europe) - Le président français Nicolas Sarkozy a fait de la question « urgente » de la volatilité des prix des matières premières une priorité des priorités de la présidence française du G20.

« Si nous ne faisons rien, nous risquons des émeutes de la faim dans les pays les plus pauvres, et par ailleurs un impact très défavorable sur la croissance mondiale », a jugé M. Sarkozy lors de sa conférence de presse sur la présidence française du G20. Il a développé quatre domaines d'action: - la régulation des marchés financiers sur les matières premières. « Il nous faut des règles communes », a-t-il noté ; - l'amélioration de la transparence sur les marchés physiques. Il faut, selon lui, « connaître les perspectives de production, de consommation et les stocks. Nous allons proposer la création d'une base de données commune comme celle dont nous disposons sur le pétrole afin de prévenir les crises alimentaires » ; - amélioration du dispositif de sécurité alimentaire et développement de l'offre agricole ; - enfin, « je souhaite que nous regardions comment mettre au service des pays les plus pauvres les nouveaux instruments financiers d'assurance pour se protéger des hausses de prix ou des événements affectant les récoltes », a dit M. Sarkozy.

Divergence France/Commission sur la spéculation. « On ne doit pas vivre dans le même monde », a commenté lundi 24 janvier à Bruxelles Bruno Le Maire, le ministre français de l'Agriculture, à la question d'un journaliste qui lui faisait remarquer que, selon la Commission européenne, la spéculation n'est pas l'une des causes de la volatilité croissante des prix agricoles. Dans une communication sur 'les défis sur les marchés des produits de base et des matières premières' qu'elle doit adopter mercredi 26 janvier, la Commission écrit, selon un projet, qu' « il n'y a pas de preuve concluante de causalité entre l'activité sur les marchés des produits dérivés et la volatilité accrue et les hausses de prix sur les marchés physiques sous-jacents ». Elle ajoute qu' « il n'y a pas de preuve systématique ou concluante suggérant que le processus de formation des prix sur les marchés des produits de base ait changé ces dernières années du fait de l'importance croissante des marchés dérivés ».

« Dans mes analyses, je n'ai pas la Commission derrière moi », a déploré le ministre français de l'Agriculture, qui a jugé « évident que la spéculation accroît l'instabilité des prix ». (L.C.)

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