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Bulletin Quotidien Europe N° 10280
CONSEIL EUROPÉEN / (eu) ue/conseil europÉen

Sarkozy, la zone euro doit « aller plus loin »

Bruxelles, 17/12/2010 (Agence Europe) - Si ce Conseil européen représente une avancée pour la stabilité de la zone euro, pour Nicolas Sarkozy, il faut aller « plus loin » en matière de gouvernement économique et de convergence économique. Et, pour ce faire, la priorité, c'est de « s'attaquer aux écarts de compétitivité entre les économies des seize États membres de la zone euro. Mais la réflexion doit encore avancer et mûrir », a-t-il déclaré à la presse, ajoutant: « Cela n'enlève rien à l'importance de ce qui a été mis en place aujourd'hui ». La gouvernance économique est « une priorité de la France, un moyen au service d'une politique économique convergente », elle-même « au service de la réduction des écarts de compétitivité », a-t-il encore précisé.

La politique régionale « peut tout à fait être utile pour réduire les écarts de compétitivité », a concédé Nicolas Sarkozy à un journaliste qui souhaitait le faire parler sur le budget de l'UE. « Mais ce n'est pas parce qu'on la doublerait qu'on réglerait le problème irlandais. La France ne demande pas une réduction du budget européen mais sa stabilisation au moment où les États membres font des efforts pour réduire leurs budgets », a-t-il ajouté, en reconnaissant que c'est l'objectif poursuivi « avec nos amis anglais et allemands ».

Invité à commenter les appels à abandonner l'euro, lancés par Marine Le Pen en France, Nicolas Sarkozy a jugé « la sortie de l'euro irresponsable et inimaginable car l'euro est au cœur de la construction européenne. Si l'euro s'écroule, c'est la construction européenne qui sera atteinte structurellement. L'euro est le symbole de l'Europe, si l'euro tombe, c'est l'Europe qui explosera ». Une hypothèse que le président français balaye d'un revers de la main car l'euro « nous le soutenons de toutes nos forces ».

Nicolas Sarkozy s'est étonné que l'agence de notation Moody's ait dégradé la note souveraine de l'Irlande. « Nous avons confiance dans l'action du gouvernement irlandais. Le dispositif est en place », a-t-il dit. (A.N.)

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