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Bulletin Quotidien Europe N° 10280
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JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/cÔte d'ivoire

Le Conseil européen accroît la pression sur Gbagbo

Bruxelles, 17/12/2010 (Agence Europe) - Alors que la tension monte en Côte d'Ivoire où les affrontements entre les partisans de Laurent Gbagbo, président autoproclamé, et ceux du président démocratiquement élu Alassane Ouattara sont à déplorer, le Conseil européen a condamné, vendredi « la violence perpétrée depuis le second tour des élections présidentielles, et en particulier le recours à la violence contre des civils le 16 décembre ». Dans leurs conclusions, les dirigeants des 27 appellent toutes les parties à la retenue et rappellent que la Cour pénale internationale est prête à poursuivre les personnes responsables de tels actes. Ils appellent aussi « tous les dirigeants ivoiriens, civils comme militaires qui ne se sont pas encore placés sous l'autorité du président démocratiquement élu Alassane Ouatara, à le faire ». Le Conseil européen confirme aussi la détermination de l'UE à adopter des sanctions ciblées contre ceux qui continueraient à faire obstruction au respect de la volonté souveraine exprimée par le peuple ivoirien.

Le même jour, Catherine Ashton, la Haute représentante pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité de l'UE, a lancé un nouvel appel au calme. Une déclaration publiée vendredi 17 décembre par ses services affirme: « La Haute représentante s'inquiète des tensions croissantes en Côte d'Ivoire et déplore les victimes de violence lors des manifestations d'aujourd'hui. Elle appelle toutes les parties au calme et au sang-froid ». La Haute représentante rappelle que « la responsabilité de la crise politique incombe à ceux qui empêchent un transfert rapide et pacifique du pouvoir au président élu Alassane Ouattara ».

Elle rappelle aussi qu'une première liste de personnes qui feront l'objet de sanctions européennes, comme l'a décidé le Conseil le 13 décembre dernier, est en cours de préparation.« La Haute représentante appuie les efforts déployés par les organisations régionales africaines, notamment la mission de MM. Ping et Gbeho en cours à Abidjan, visant une passation de pouvoirs rapide et sans violence », précise la déclaration.

Devant la presse, le président français Nicolas Sarkozy a eu des mots très durs à propos de Laurent Gbagbo et son épouse. « Ils ont leur destin entre leurs mains. Si avant la fin de la semaine, Laurent Gbagbo n'a pas quitté son poste en violation de la volonté du peuple ivoirien, ils seront nommément sur la liste des [personnes passibles de: NDLR] sanctions », a-t-il assuré, mettant ainsi un termes aux hésitations rapportées de Paris à ce sujet. Et d'ajouter: « Ce qui se passe est parfaitement inadmissible ». Que Laurent Gbagbo se maintienne au pouvoir et que ses partisans tirent sur des innocents est « un scandale ». Selon le Président français « il n'y a pas d'autre possibilité pour Gbagbo que de quitter à bref délai un pouvoir qu'il usurpe ». (A.N.)

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