Bruxelles, 17/12/2010 (Agence Europe) - La Commission européenne a présenté jeudi 16 décembre un rapport d'activité sur le programme commun d'assistance à l'autonomie à domicile (PC AAD). Il en ressort que les petites et moyennes entreprises (PME) sont très actives dans ce secteur, auquel les pays participants offrent par ailleurs un soutien financier considérable. Le rapport contient aussi des recommandations visant à entretenir cette dynamique positive. Dans le cadre de ce programme de financement en matière de recherche et de développement, doté d'une enveloppe de 600 millions d'euros, 23 pays se sont associés à l'Union européenne pour améliorer la qualité de vie des plus âgés grâce à des solutions intelligentes fondées sur les TIC. « Les technologies de l'information et des communications jouent un rôle essentiel pour améliorer la qualité de vie des personnes âgées en Europe (…). Le programme AAD illustre que la mise en commun des ressources permet à l'Union européenne d'obtenir, dans ce domaine important, de bien meilleurs résultats que les actions isolées des États membres», a déclaré Neelie Kroes, commissaire responsable de la stratégie numérique.
La première évaluation du programme commun AAD réalisée par la Commission se fonde sur les conclusions d'un groupe d'experts à haut niveau qui a analysé le PC AAD dans le contexte plus général de l'innovation en réponse aux défis démographiques. Selon le rapport, le programme a réussi à rassembler les 23 pays participants autour de cet enjeu de société majeur et à combler le fossé entre la recherche de pointe et le déploiement commercial à grande échelle de solutions pour une vieillesse active et autonome. Le PC AAD doit également sa réussite à l'ampleur de l'engagement des pays participants. En 2009, l'effort financier a dépassé de 50 % le niveau minimal initialement prévu. Cette réussite passe aussi par les PME qui ont participé très activement dans les consortiums de projet (plus de 40 %). Le programme soutient la mise au point de solutions nouvelles pouvant être commercialisées dans un délai de deux ou trois ans. Plus de 50 projets ont été lancés depuis 2008 dans les domaines de la gestion des maladies chroniques et de l'interaction sociale des seniors. Afin de maximiser les retombées positives du programme, la Commission recommande: 1) d'impliquer davantage et de manière plus constructive les utilisateurs finals dans l'élaboration des solutions ; 2) d'homogénéiser les règles d'admissibilité et de financement afin de réduire les contretemps qui nuisent au bon déroulement des projets. Elle élaborera de son côté des dispositifs de financement permettant de jeter un pont entre la phase pilote et la commercialisation à grande échelle. Sur la base de ce rapport, la Commission doit à présent réfléchir avec le Parlement européen et le Conseil des ministres à la mise en œuvre de ces propositions d'actions et à l'avenir du programme au-delà de l'échéance initialement prévue de 2013.
Le rapport de la Commission ainsi que l'analyse du groupe d'experts à haut niveau sont disponibles sur le site: ec.europa.eu/information_society/activities/einclusion/research/aal/interim_review/index_fr.htm (I.L.)