Bruxelles, 07/12/2010 (Agence Europe) - Le 10 décembre, Journée mondiale des droits de l'Homme, l'association radicale italienne 'Certi Diritti' a annoncé qu'elle publiera des documents confidentiels du Conseil de l'Union européenne « confirmant que certains États membres, avec des arguments fictifs, bloquent la directive anti-discriminations » de la Commission européenne. Lors de cette opération de transparence sur la directive anti-discriminations, volontairement baptisée « Wiki-rights », en référence à l'affaire des câbles diplomatiques américains dévoilés par le site WikiLeaks, l'association publiera sur son site plus de 70 documents du Conseil qui, selon elle, « révèlent l'opposition constante et prétextueuse de certains gouvernements, en particulier l'italien, l'allemand et le tchèque, en ce qui concerne l'égalité des citoyens sans discrimination, avec l'objectif de bloquer cette directive ». 'Certi Diritti' rappelle que la directive anti-discriminations, si elle était approuvée, permettrait d'élargir la lutte contre les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle, l'âge, la religion et le handicap du seul champ du travail aux domaines de la sécurité sociale, de l'éducation, de l'accès aux biens et services, y compris l'accès au logement. Les documents seront rendus publics sur le site Internet http://www.certidiritti.it/wiki-rights.html . L'appel de 'Certi Diritti', qui s'adresse à toutes les associations qui, en Europe, luttent pour les droits civils et humains, vise à promouvoir une série d'initiatives visant à contribuer au déblocage de la directive. En Italie, une question parlementaire sera présentée rapidement par les députés radicaux, dont les premiers signataires sont Matteo Mecacci et Rita Bernardini, pour demander la confirmation et connaître les raisons de la position du gouvernement italien vis-à-vis de cette directive. (B.C.)