Bruxelles, 07/12/2010 (Agence Europe) - Les polices européennes vont pouvoir continuer à avoir accès aux données personnelles des internautes ou des utilisateurs de téléphones fixes ou mobiles dans l'UE. « La conservation des données est là pour rester, et pour de bonnes raisons », a affirmé vendredi dernier la commissaire européenne aux Affaires intérieures Cecilia Malmström au cours d'une conférence à Bruxelles. L'exécutif européen vient pourtant d'engager une évaluation de la directive sur la rétention des données. En vue de lutter contre la criminalité organisée et le terrorisme, l'UE impose depuis 2006 aux sociétés de télécommunications de stocker certaines données relatives aux télécommunications (durée, localisation, numéros appelés...) pour une durée comprise entre six mois et deux ans. Cette législation est critiquée par de nombreuses associations qui dénoncent des atteintes à la protection de la vie privée. « L'accès aux données de télécommunications est, au moins dans certains cas, la seule façon de détecter et de poursuivre les crimes graves », a expliqué Mme Malmström. « Nous avons besoin de la conservation des données. C'est un outil pour maintenir la sécurité » dans les pays de l'UE, a-t-elle conclu. (B.C.)