Bruxelles, 09/11/2010 (Agence Europe) - En visite à Bruxelles, le chef des services de sécurité de l'Ukraine responsable du contre-espionnage et de l'application des lois, Valeriy Khoroshkovski, a affirmé sa détermination à lutter contre la corruption, y compris parmi les plus hautes autorités du pays. Beaucoup « d'activités corruptrices » passent « par le parlement », d'autres relèvent du besoin d'une « économisation » des relations avec les pays tiers, a précisé cet ancien ministre de l'Économie de l'Ukraine. Pour atteindre « un changement systémique » de la situation, il faudrait « modifier notre législation », « clarifier les règles » actuelles et imposer de très graves sanctions, a-t-il précisé au cours d'une rencontre mardi 9 novembre avec les journalistes européens. Il a aussi précisé qu'il œuvrerait pour que de telles dispositions se trouvent dans le nouveau paquet législatif de lutte contre la corruption en cours d'élaboration. Au cours de sa visite à Bruxelles, où il devait rencontrer notamment les responsables de l'OTAN, M. Khoroshovski a réaffirmé la volonté de l'Ukraine d'adhérer à l'UE. « Pour la première fois, notre politique étrangère est régie par la loi de l'Ukraine » qui marque « le cap vers l'intégration européenne », a-t-il dit. Interrogé, il a repoussé les critiques du Parlement européen sur l'état de droit ou la liberté de la presse en Ukraine. Quant à l'adhésion à l'OTAN, « le président (Viktor Ianoukovitch) a très clairement formulé » cette question: l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN « devrait être reportée au moment où nos citoyens seront en mesure de la soutenir », a précisé M. Khoroshkovski. Or, « à ce stade, il n'y a pas un tel soutien », a-t-il indiqué. En revanche, le soutien envers l'adhésion à l'UE est « écrasant », a-t-il dit. (A.By)