Bruxelles, 09/11/2010 (Agence Europe) - Les États membres de l'UE devront faire davantage d'efforts pour prévenir les risques d'attentats chimiques, bactériologies, radiologiques et nucléaires (CBRN), indique un document adopté lundi 8 novembre par les ministres de l'Intérieur de l'UE, réunis à Bruxelles. Certaines organisations terroristes ont montré un intérêt certain pour l'utilisation de produits ou d'agents NRBC et veulent recruter des scientifiques spécialisés dans ce domaine, expliquent les conclusions du Conseil. Par conséquent, les ministres invitent notamment les pays de l'UE à s'assurer que le risque CBRN fait partie de leurs plans de réponse d'urgence notamment en cas d'attaque d'origine terroriste. Ils demandent également que ces plans prennent en compte différents éléments tels que la police, le renseignement, les secours, la santé et les communications et que des exercices de simulation soient effectués. Enfin, les États membres sont invités à faire connaître à leurs citoyens les risques que représentent les menaces de type CBRN. Lors de leur réunion, les ministres ont par ailleurs adopté des conclusions sur des solutions innovantes pour le financement des actions en matière de prévention des catastrophes. Ils ont invité la Commission à présenter, d'ici la fin de 2012, des initiatives pertinentes en la matière. Des conclusions ont également été adoptées sur la prévention et la réduction des risques sanitaires et sociaux liés à l'usage de drogue illicites dans les milieux festifs. Enfin, le Conseil a approuvé un projet d'accord entre le Collège européen de police (Cepol) et le Collège de police croate. (B.C.)