Bruxelles, 09/11/2010 (Agence Europe) - Le COPA (Comité des organisations professionnelles agricoles de l'UE) et la COGECA (Confédération générale des coopératives agricoles de l'UE) s'inquiètent du fait que la Commission européenne utilisera ses pouvoirs législatifs renforcés pour « démanteler un nombre important de normes de commercialisation, comme cela a été fait dans d'autres secteurs ». Les organisations agricoles font part de leurs préoccupations à la lecture du projet (qui a fuité dans la presse, EUROPE n° 10234) de propositions sur la future politique européenne en matière de qualité des produits agricoles.
Le COPA et la COGECA se réjouissent du fait que les dispositions sur le vin, les boissons spiritueuses et les vins aromatisés resteront séparées de la législation communautaire sur les indications géographiques qui protège les spécialités régionales de haute qualité des produits d'imitation. De plus, « la Commission a consenti de nombreux efforts afin de réduire la charge administrative pour enregistrer les produits dans le cadre de la législation » sur les IGP (indications géographiques protégées), admet Pekka Pesonen, secrétaire général du COPA-COGECA. Il se félicite aussi du fait que « le niveau de protection du système a été renforcé ». En outre, le rôle et les responsabilités des groupes de producteurs dans la gestion des IGP ont été reconnus pour la première fois. « C'est un pas en avant », constate-t-il. Il est satisfait aussi que la Commission ait proposé de définir « l'agriculture de montagne » comme mention réservée facultative.
Les propositions de la Commission mentionnent également « une modernisation et une plus grande rationalisation des normes de commercialisation » des produits de qualité. Olivier de Carné, président du groupe de travail en charge de l'assurance qualité en agriculture, redoute que la Commission utilise ses pouvoirs législatifs renforcés pour démanteler des normes de commercialisation. « Nous sommes également très préoccupés par l'intention de la Commission de vouloir assouplir les définitions et les conditions que les produits couverts par la législation sur les appellations d'origine contrôlée (AOP) et les indications géographiques protégées (IGP) doivent respecter. Nous voulons avoir la garantie que ces amendements ne remettent pas en question le système dans son ensemble, système qui jusqu'à présent fonctionnait bien », fait valoir Olivier de Carné. (L.C.)