Bruxelles, 09/11/2010 (Agence Europe) - Interrogations et détermination ont dominé à l'ouverture du Conseil des ministres ACP, mardi 9 novembre à Bruxelles. Interrogations quant à l'avenir du groupe ACP dans un monde globalisé et dans ses relations avec l'UE à l'ère du Traité de Lisbonne. Interrogations aussi quant aux négociations des accords de partenariat économique (APE) et du cycle de Doha à l'OMC, mais détermination à repenser le positionnement du groupe ACP pour relever les défis de la pauvreté, du changement climatique, du développement, quitte à « forger de nouvelles alliances », comme l'a souligné Mohamed Ibn Chambas, secrétaire général du groupe. « Les APE approchent de la date de clôture, or beaucoup de questions sont en suspens. Nos pays sont à l'aube d'une nouvelle ère. Sommes-nous prêts à faire le grand saut dans un monde globalisé ? », a demandé Caroline Rodriguez, ministre des Affaires étrangères du Guyana et présidente du Conseil. « À l'heure de la dénonciation du Protocole sucre, de l'attaque frontale contre nos préférences, à l'heure où une solution doit être trouvée pour les bananes et le coton ACP, à l'heure des catastrophes naturelles et du changement climatique, le moment est venu de passer de la rhétorique à la réalité. il faut une vision et une volonté politique, plus que jamais », a-t-elle ajouté. (A. N.)