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Bulletin Quotidien Europe N° 10253
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Énergie

Oettinger veut des grands acteurs pour les infrastructures

Bruxelles, 09/11/2010 (Agence Europe) - Dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Rundschau publié lundi 8 novembre, Günther Oettinger insiste sur la nécessité d'avoir de grands acteurs sur les marchés de l'énergie pour mener à bien les projets d'infrastructures énergétiques nécessaires pour réaliser les objectifs de l'UE en matière de sécurité de l'approvisionnement. À la veille de la présentation par le commissaire européen à l'Énergie de la nouvelle stratégie pour l'UE « Énergie 2020 » le 10 novembre (EUROPE n° 10234), puis du plan pour les infrastructures énergétiques à l'horizon 2020-2030 le 17 novembre (EUROPE n° 10236) qui évalue à 1 000 milliards d'euros le montant d'investissement nécessaire au cours de la prochaine décennie pour moderniser et renforcer les capacités de génération et les infrastructures de transmission, de distribution et de stockage d'énergie, la prise de position ambiguë de M. Oettinger n'a pas manqué de relancer la polémique sur l'épineuse question de la séparation des activités de fourniture et de réseau des opérateurs, l'unbundling.

Devant l'afflux des questions mardi 9 novembre, sa porte-parole Marlene Holzer a tenu à dissiper tout malentendu. « Le commissaire n'a pas mis en doute la nécessité de l'unbundling, d'autant plus que les États membres ont un choix quant au régime à appliquer. Ce qu'il a souligné, ce sont les inconvénients possibles en termes d'investissement, si l'on pousse les opérateurs de transmission ou les compagnies de distribution trop loin dans une logique économique, notamment quand de tels opérateurs sont privés comme en Allemagne, ou en cours de privatisation. Les besoins en investissement dans les infrastructures sont tels que les retours sur investissement à court terme ne doivent pas compromettre la compétitivité de moyen à long terme du secteur », explique la porte-parole de M. Oettinger dans un communiqué. « En ces périodes où des investissements très élevés sont nécessaires et où une forte concurrence fait rage entre les acteurs en Europe, il vaut mieux un opérateur de réseau puissant comme en France (où opère RTE, NDLR) plutôt que quatre acteurs de taille moyenne comme en Allemagne (où opèrent EON, RWE, Vattenfall et EnBW, NDLR). Les économies d'échelle sont l'essence », a en réalité déclaré M. Oettinger au Frankfurter Rundschau. (E.H.)

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