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Bulletin Quotidien Europe N° 10246
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) conseil europÉen

Le PSE veut rééquilibrer la gouvernance économique

Bruxelles, 28/10/2010 (Agence Europe) - Les dirigeants de l'UE qui appartiennent au Parti socialiste européen (PSE) ont jeudi 28 octobre appelé de leurs vœux un système « plus équilibré » de gouvernance économique. Ils veulent autre chose que le message véhiculé par la droite et les centristes « d'austérité, de réductions et de sanctions ».

« Nous avons besoin d'une plus forte discipline budgétaire mais aussi d'instruments pour promouvoir les emplois et la croissance économique », défend le PSE, selon un communiqué. Selon le PSE, la suspension des droits de vote d'un État qui aurait gravement manqué au Pacte de stabilité et de croissance (une mesure qui nécessite, comme le veulent la France et l'Allemagne, une modification du traité) « n'est pas acceptable ». Les premiers ministres socialistes estiment que des éléments importants manquent dans les projets sur la gouvernance économique: - un système de suivi pour l'emploi et les niveaux sociaux (en tant qu'indicateurs clés de la puissance économique) ; - un engagement à faire pression pour créer une taxe européenne sur les transactions financières et sur les prélèvements bancaires et à étudier sérieusement l'idée d'euro-obligations ; - une plus grande coordination entre l'UE et les ministres européens de l'Emploi sur les propositions économiques de l'UE ; - un engagement clair en faveur d'un mécanisme permanent de gestion de la crise et de la dette. Par ailleurs, le PSE s'oppose à la proposition visant à retirer les fonds structurels aux pays de l'UE qui enfreignent les lignes directrices budgétaires.

« L'Europe commence maintenant à changer de caractère à cause de la majorité conservatrice du Conseil (européen) sous le leadership (de la chancelière allemande Angela Merkel), a estimé, devant la presse, le président du Parti socialiste européen, Paul Nyrup Rasmussen. Il s'agit de créer un « véritable mécanisme européen pour s'assurer qu'un pays qui a des problèmes avec sa dette est aidé d'une façon appropriée », a expliqué l'ancien premier ministre danois. « Oui à des conditionnalités, mais à la perte des droits de vote », a-t-il dit insistant en même temps sur la prise en compte de la croissance et de l'emploi. Le PSE a fait part de ses propositions au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, dans une lettre envoyée mercredi 27 octobre. Il a indiqué que la famille socialiste « n'est pas convaincue » de la nécessité de modifier le traité pour créer un mécanisme permanent de gestion de crise. « Nous avons mis en place à plusieurs reprises un tel mécanisme pour certains pays en dehors de la zone euro (article 122 du Traité) » et « il n'y a rien dans le traité qui empêche qu'on le fasse aussi pour les pays de la zone euro », a-t-il affirmé. Nous interprétons l'intervention d'Angela Merkel « en tant que stratégie politique de la droite » et « nous n'allons pas accepter ceci de manière passive », a-t-il prévenu. (L.C./A.By.)

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