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Bulletin Quotidien Europe N° 10223
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/dÉfense

Le général Syrén souhaite une mise en œuvre rapide et pragmatique des nouveaux instruments introduits par le Traité de Lisbonne

Bruxelles, 27/09/2010 (Agence Europe) - Dans un entretien accordé à notre publication spécialisée Europe Diplomatie & Défense, le président du comité militaire de l'Union européenne plaide en faveur d'une mise en œuvre rapide et efficace des différents instruments introduits par le Traité de Lisbonne dans le domaine de la défense: coopération structurée permanente (CSP), politique européenne des capacités et de l'armement, clause de solidarité et clause d'assistance mutuelle, opération conduite par un groupe d'États au nom de l'UE, fonds de financement dédié à la préparation des opérations. Le général Håkan Syrén espère que tous ces outils pourront être mis en place l'année prochaine. « Tous ces instruments sont importants, mais la Belgique et moi-même souhaitons donner la priorité à la coopération structurée permanente. Ce n'est pas une science. Cela peut être très pragmatique. Nous ne pouvons pas continuer à faire les choses comme nous l'avons fait jusqu'à présent, du fait de la nouvelle situation économique en Europe », estime-t-il non sans reconnaître qu'en ce qui concerne la CSP, rechercher à tout prix l'inclusion de tous les États membres et « trouver un dénominateur commun à tous les 27 (…) cela relève bien plus de la théorie ». « Nous devons trouver, ce que j'appellerai des clusters, des groupes de pays, et les inciter à travailler ensemble. C'est ça le bon point de départ. Nous devons être très pragmatiques et prendre des exemples dans le concept de groupement tactique », ajoute-t-il.

Le général Syrén souligne aussi que la crise impose une restructuration et une consolidation de l'industrie de défense en Europe: « Alors que les forces armées sont en voie de diminution, je pense que dans le secteur de l'armement, il existe une nécessité de consolidation. (...) Il n'y a pas de place pour tous les constructeurs de véhicules d'infanterie ou tous les chantiers navals militaires. Les forces armées sont si petites aujourd'hui en Europe qu'il sera difficile de maintenir l'ensemble de ces structures ». Et de conclure: « Je prévois un besoin de rationalisation et ça va faire mal ». (O.J.)

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