Bruxelles, 08/07/2010 (Agence Europe) - Lors de la réunion qui s'est tenue jeudi 8 juillet à Francfort, le Conseil des gouverneurs de la BCE (Banque centrale européenne) a décidé que le taux d'intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 1,00 %, 1,75 % et 0,25 %. C'était une décision largement attendue, sur fond d'inquiétude pour la santé des banques et de l'économie en zone euro. Actuellement, la faiblesse de l'inflation et la fragilité de la reprise économique plaident en faveur d'un long statu quo. Aussi, les spécialistes ne s'attendent-ils pas à un changement dans le niveau des taux avant 2011. Les craintes d'une nouvelle récession sont revenues en force ces dernières semaines. La demande mondiale est appelée à se tasser dans les mois à venir et va freiner les exportations, notamment de l'Allemagne, première puissance économique européenne.
Commentant la décision du Conseil des gouverneurs, Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, a dit qu'il continuait de s'attendre à ce que les développements en matière de prix restent modérés à moyen terme. Les dernières données confirment que la reprise économique dans la zone euro s'est poursuivie au cours de la première moitié de l'année 2010. M. Trichet s'attend à ce que l'économie de la zone euro continue de croître à un rythme modéré et de façon inégale, dans un environnement de grande incertitude. Il a rappelé que le PIB de la zone euro a augmenté de 0,2% au cours du premier trimestre de 2010.
« Notre analyse monétaire confirme que les pressions inflationnistes à moyen terme restent contenues », a ajouté M. Trichet. Dans les prochains mois, les taux d'inflation devraient montrer une certaine « volatilité » (avec une tendance à la hausse de l'inflation plus tard dans l'année). Par la suite, en 2011, les taux d'inflation devraient rester modérés.
M. Trichet a fait aussi les déclarations suivantes: - il est important de mettre en place un cadre approprié pour la gestion de crise dans la zone euro ; - les pays de la zone euro doivent, au minimum, se conformer à leurs plans de consolidation budgétaire (présentés dans le cadre des procédures pour déficit excessif lancées à leur encontre) ; - la BCE a salué la décision du Conseil européen de publier, avec le consentement des banques concernées, les résultats individuels des exercices de « stress tests » (voir autre nouvelle). « Des actions appropriées devront être prises, si nécessaire ». (L.C.)