Bruxelles 08/07/2010 (Agence Europe) - À l'initiative de la commissaire chargée de la recherche et de l'innovation, Marie Geoghegan Quinn, huit projets de recherche ont été présentés, jeudi 8 juillet, lors d'une conférence au Parlement européen. Tous portent sur la thématique de la sécurité et de la qualité alimentaires et visent à appuyer la stratégie « UE 2020 ». Cette dernière est censée contribuer à améliorer la qualité de vie et à être le moteur de la croissance et de la qualité de l'emploi entre 2010 et 2020.
Un de ces projets, ISAFRUIT, a pour objectif de contribuer à augmenter la consommation de fruits en montrant aux consommateurs les effets bénéfiques de certains de ces produits sur la santé. Il a notamment démontré que manger deux pommes par jour (300 g) peut contribuer à réduire le cholestérol de près de 10%. Le projet développe également de nouvelles méthodes pour rendre la culture de nouvelles variétés de fruits plus efficace et montre la façon de réduire des composants allergiques dans des fruits. Dans le même esprit, il met en valeur de nouvelles technologies durables et plus sûres pour lutter contre les parasites sans utilisation de pesticides. Le projet a ainsi démontré que plonger une pêche 20 secondes dans de l'eau à 60 degrés peut réduire la pourriture de 80%. Concernant les pommes, le traitement est de 40 secondes dans de l'eau à 50-52 degrés.
Le projet ECNIS a quant à lui montré comment le régime alimentaire et les facteurs héréditaires peuvent influencer le risque de cancer. EUROFIR met de son côté en place un nouvel outil, sous forme de serveur Internet, destiné à comprendre le lien entre le régime alimentaire, la santé, le bien-être et le vieillissement. EPIZONE met en place un réseau unique de chercheurs visant à prévenir et à contrôler les maladies épisodiques. Le projet AQUAMAX démontre, par une approche intégrée de la chaîne alimentaire, les liens entre la nourriture des poissons et la santé humaine. Il plaide pour une voie alternative de nourriture centrée sur la consommation de poisson, plus bénéfique pour la santé humaine. EUFRESHBAKE souligne les vertus nutritives du pain frais et traditionnel, alors que 50% des pains produits sont précuits de façon industrielle. HEALTHGRAIN démontre le rôle important d'un régime aux céréales à haute teneur en fibres dans la réduction des risques de maladie chroniques liés à l'obésité. Enfin, MONIQA établit « un réseau durable » intégrant des instituts de recherche internationaux chargés de développer de nouveaux standards de sécurité alimentaire. Tous ces projets ont reçu des financements européens de l'ordre de 2 à 14 millions d'euros pour chacun d'entre eux.
Lancé en 2002, dans le cadre du sixième programme cadre de recherche et de développement (PCRD), le programme « Qualité et sûreté alimentaires » visait à faire face aux problèmes de sécurité alimentaire qui ont émergé dans les années 90. Entre 2007 et 2013, l'Union européenne a financé à hauteur de 1,9 milliard d'euros la recherche sur « l'alimentation, l'agriculture et la pêche et les biotechnologies » dans le cadre du septième PCRD. (J.I.)