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Bulletin Quotidien Europe N° 10158
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/libye

Session de négociation le 9 juin à Tripoli marquée par des discussions « complexes » sur l'immigration et les aspects politiques

Bruxelles, 11/06/2010 (Agence Europe) - La Libye et l'Union européenne ont poursuivi, mercredi 9 juin à Tripoli, leurs négociations pour un accord de coopération ouvertes en novembre 2008 et les discussions se poursuivent « lentement mais sûrement », selon un des négociateurs communautaires interrogé par EUROPE. « Les négociations sont complexes et cela prend du temps », selon cette source. L'espoir de conclure avant la fin de l'année est affirmé mais sans certitude.

D'après des informations rapportées de Tripoli, Hugues Mingarelli, directeur général adjoint des relations extérieures à la Commission, a précisé qu'il subsiste des « problèmes relatifs à la réadmission des immigrés illégaux ». La Libye se refuse à envisager la signature d'un accord de réadmission et se dit préoccupée par l'accroissement des flux de clandestins subsahariens transitant par son territoire en direction des rivages maltais et italiens.

D'autres thèmes restent à discuter. M. Mingarelli a indiqué aux médias qu'ils concernent la lutte contre la discrimination et les domaines du commerce et de l'investissement. La Libye ne souhaiterait pas en outre qu'il soit fait référence dans l'accord à la Cour pénale internationale dont elle ne reconnaît pas l'autorité. Ces pourparlers seront suspendus d'ici la rentrée à l'automne, Ramadhan oblige, et d'ici là, le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Mohamed Tahar Sayala, a appelé l'UE à faire preuve de « plus de flexibilité » pour faciliter l'issue.

Il a aussi demandé que l'UE accorde à son pays des financements et des équipements pour la surveillance de ses frontières maritimes et terrestres. Un protocole d'accord a d'ailleurs été signé en marge de la session de négociation accordant à la Libye (qui se voit allouer désormais un PIN, Programme indicatif national, comme les pays signataires d'accords d'association) 60 millions d'euros pour la période 2011-2013 pour poursuivre l'aide au secteur de la santé et compléter les efforts libyens de lutte contre les migrants illégaux. L'UE n'a jusqu'à présent engagé qu'une aide au titre d'un « plan d'action contre le VIH pour Benghazi ». Lancé en novembre 2004, la Commission avait, au titre de ce programme, consenti trois décaissements successifs de 1 million d'euros chacun, en juillet 2005 et mars 2006, et 500 000 euros en décembre 2006. Ces montants ont été affectés à la modernisation du centre d'immunologie et de lutte contre les maladies infectieuses de Benghazi (BCIDI) et en soutien au développement d'une stratégie globale de prévention et de traitement du virus. (F.B.)

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