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Bulletin Quotidien Europe N° 10158
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/transport

L'UE va contribuer au financement du Bureau maritime international

Bruxelles, 11/06/2010 (Agence Europe) - La DG « Mobilité et Transports » de la Commission européenne va subventionner, dès cette année et jusqu'en 2012, le Bureau maritime international (IMB), selon un des experts européens en sécurité maritime qui participait au symposium sur la piraterie organisé jeudi 10 juin par la Présidence espagnole de l'UE. La contribution de la DG, qui s'inscrit dans l'effort de lutte contre la piraterie, couvrira environ un cinquième du budget annuel du bureau chargé de combattre toute sorte de criminalité maritime. Rassemblant des représentants du Parlement européen, de la Commission européenne et du Conseil de l'UE, tant civils que militaires, le séminaire a surtout porté sur la question de la piraterie au large des côtes somaliennes, où l'UE déploie actuellement sa première mission PSDC maritime (EU NAVFOR Atalanta). La solution à moyen terme serait, selon l'un des représentants de la Commission, de confier aux « États côtiers des zones à risque » la responsabilité de « policer » ces zones, comme c'est le cas dans le détroit de Malacca ou celui de Singapour - deux autres régions touchées par le phénomène de la piraterie. Outre sa contribution au budget de l'IMB, la Commission prévoit aussi de contribuer au renforcement des capacités des administrations maritimes locales, et de participer au financement des initiatives internationales dans ce domaine (EUROPE n° 9989). Environ 8 millions d'euros du programme des routes maritimes critiques et de l'instrument de stabilité sont actuellement destinés à la création d'un centre régional de formation et documentation qui sera à Djibouti et d'un centre de partage d'informations à Sanaa (Yémen). Le Japon assurera, en particulier, le financement des infrastructures de deux centres. La Commission a aussi mis à la disposition de l'opération Atalanta, et sur la base d'accords bilatéraux, l'accès aux informations LRIT (système d'identification et de suivi des navires à grande distance) gérées par l'Agence européenne de sécurité maritime (EMSA) sur les navires qui transitent dans la zone d'opération de la force. Plus particulièrement, dans le domaine du transport maritime, la législation actuellement en vigueur (règlement de mars 2004 sur le renforcement de la sécurité des ports et des navires) impose aux opérateurs battant pavillon européen les normes de sécurité internationales (la convention SOLAS de l'Organisation maritime internationale et le code de conduite international sur la sécurité des ports et des navires/ ISPS). La DG MOVE a mis en place un comité rassemblant les États membres et les opérateurs maritimes en vue de promouvoir les meilleures pratiques dans le domaine de la sécurité maritime et, en mars 2010, la Commission européenne a aussi adopté une recommandation sur les mesures d'auto-protection et la prévention contre la piraterie et les attaques à main armée contre les navires. (A.By.)

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