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Bulletin Quotidien Europe N° 10041
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/commerce

L'interminable guerre de la banane prend fin

Bruxelles, 15/12/2009 (Agence Europe) - L'Union européenne, les pays producteurs latino-américains (Brésil, Colombie, Costa Rica, Équateur, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Pérou et Venezuela), et d'autres pays tiers producteurs, comme les Philippines et la Thaïlande, sont parvenus à un accord, lundi 14 décembre à Genève, qui met fin au vieux conflit sur la banane, le plus ancien contentieux commercial de la planète. L'accord, soumis ce mardi à Genève à la signature des ambassadeurs à l'OMC des pays membres concernés, prévoit la réduction, par paliers, des tarifs douaniers communautaires appliqués aux importations dans l'UE de bananes en provenance de pays non membres du groupe Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP), de 176 euros/tonne actuellement, à 114 euros en 2016, avec un premier palier établi à 148 euros (soit une première baisse de 28 euros consentie par l'UE). En échange, les pays producteurs latino-américains acceptent de ne pas demander de nouvelles réductions ainsi que de renoncer à leurs poursuites à l'OMC contre le régime préférentiel accordé par les États membres de l'UE aux pays ACP, leurs anciennes colonies. En outre, la Commission garantira une aide aux pays ACP producteurs de bananes, destinée à compenser leur perte de concurrence. Le montant de l'enveloppe convenue est de 200 millions d'euros, contre les 190 millions proposés initialement par l'UE. Ajoutons que l'accord entre l'UE, les pays latino-américains et les ACP, qui nécessitait aussi l'aval des États-Unis (Washington accepte dans un accord avec la Commission de régler son contentieux avec l'UE à l'OMC), comprend aussi un compromis sur une approche concernant le traitement des produits tropicaux et de l'érosion des préférences, dans le cadre des négociations de Doha. Aux termes de cette approche, les produits tropicaux seront sujets à de plus grandes réductions tarifaires, tandis que les réductions tarifaires soumises aux produits d'intérêt pour les pays ACP et souffrant de l'érosion des préférences seront réalisées sur une période plus longue. L'accord sera formellement signé entre l'UE, les pays latino-américains et les États-Unis seulement une fois que le Conseil aura approuvé l'accord provisoire. Et, en vertu du Traité de Lisbonne, le Parlement européen devra donner son consentement final. (E.H.)

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