Bruxelles, 15/12/2009 (Agence Europe) - La Banque nationale de Belgique (BNB) et le Bureau fédéral belge du Plan (BFP) ont publié, mardi 15 décembre, une étude sur l'impact en Belgique de la directive relative aux services dans le marché intérieur qui sera d'application à la fin du mois. Cette étude conclut que l'impact économique attendu devrait être « faible mais positif »: au niveau macro-économique, le produit intérieur brut (PIB) belge pourrait croître selon fourchette située entre « entre 0,5% et 1% » tandis que la création d'emplois serait comprise entre « 6000 et 9000 » unités.
Selon les auteurs, la mise en œuvre de la directive « services » pourrait entraîner « une croissance sensible des exportations dans les secteurs relevant de son champ d'application, en particulier dans ceux où il est possible de réaliser des prestations transfrontalières comme le secteur immobilier, la construction, la location, les activités informatiques et les services aux entreprises ». Or, les exportations de services représentent une part limitée de l'activité de ces secteurs et dans le total des exportations belges (20%). L'étude indique donc que « l'effet sur le chiffre d'affaires devrait être limité », de même que « l'impact sur les investissements étrangers et sur les importations de services ».
L'étude se concentre sur le cas spécifique du commerce de gros et de détail qui comptait pour 13% du PIB en 2007. « La simplification administrative à laquelle la directive donnera lieu pourrait avoir des effets considérables sur ses performances, en particulier sur le commerce de détail », notent la BNB et la BFP, même si l'étude ne permet pas d'en estimer l'ampleur. Le document peut être consulté en français et néerlandais à l'adresse suivante: http: //http://www.plan.be/admin/uploaded/200912141448230.fr.pdf (M.B.)