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Bulletin Quotidien Europe N° 10009
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/spectre

Les propositions de la Commission suscitent des commentaires

Bruxelles, 29/10/2009 (Agence Europe) - La publication, mercredi 28 octobre, des propositions de la Commission européenne sur la gestion du spectre radioélectrique (EUROPE n° 10008) a suscité des commentaires du côté des câblo-opérateurs, des radiodiffuseurs et des nouveaux opérateurs.

Ces derniers, réunis au sein de l'ECTA, se réjouissent des propositions pour autant que l'allocation des portions de spectre libérées par le passage au numérique se fasse dans un climat de réelle concurrence. « Le spectre est un bien public qui doit être utilisé en priorité au bénéfice du consommateur », souligne Innocenzo Genna, le président de l'ECTA. « Si l'allocation se fait de manière à favoriser un ou deux opérateurs dominants, alors la concurrence sera entravée et les consommateurs ne bénéficieront pas de l'introduction de nouveaux services innovateurs mais, à la place, ils devront payer des prix plus élevés sans bénéficier des grandes vitesses disponibles », a-t-il poursuivi. L'ECTA cite en exemple l'Allemagne, dont les intentions à propos de l'attribution et la vente des meilleures fréquences (800 MHz), ainsi que le comportement vis-à-vis de la bande 900 MHz, discriminent clairement deux petits opérateurs mobiles sur le marché (la commissaire Reding a récemment envoyé une lettre aux autorités allemandes pour leur demander des explications à ce sujet, NdlR - voir EUROPE n° 9997).

Les câblo-opérateurs accueillent les propositions avec la plus grande prudence. Selon des tests menés en laboratoire, l'utilisation de la bande de fréquence 790-862 MHz pour les nouveaux services mobiles est susceptible de créer des interférences avec les appareils et réseaux installés à domicile (télévision, internet, consoles de jeux, enregistreurs vidéo, etc.), estime l'ECTA. « Nous comprenons la nécessité de créer un marché unique du numérique », indique Caroline Van Weede, directrice générale de l'ECTA, tout en soulignant la responsabilité des États membres dans le processus: « Nous appelons les autorités nationales à considérer soigneusement ces interférences nouvellement identifiées afin que le 1er janvier soit un jour de réjouissance et non de frustration ».

Enfin, les radiodiffuseurs se félicitent des propositions qui « confirment la valeur sociale et culturelle du spectre ». « Il est maintenant de la responsabilité des États membres de veiller à ce que la qualité de la télévision numérique terrestre et la bonne couverture du territoire restent assurées », souligne l'UER. L'Union européenne de Radio-télévision estime essentiel de veiller aux intérêts des consommateurs qui ne doivent pas payer les coûts d'une nouvelle planification des fréquences. (I.L.)

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