Bruxelles, 29/10/2009 (Agence Europe) - À l'ouverture du Conseil européen, jeudi en fin d'après-midi, le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, a appelé les dirigeants des 27 à trouver, dès ce sommet, un accord sur le partage du fardeau entre États membres de la contribution de l'UE au financement international de la lutte contre le changement climatique. « Si nous voulons être solidaires avec les pays moins développés dans le monde, nous devrons d'abord être solidaires entre nous », a dit M. Buzek. Le critère de base pour le partage du coût entre les 27 devrait être le PNB, a plaidé le Polonais devant les chefs d'État et de gouvernement. Il les a aussi appelés à accepter la demande de la République tchèque d'un « opt-out » sur la Charte des droits fondamentaux dans le Traité de Lisbonne, afin d'assurer l'entrée en vigueur rapide du nouveau traité. M. Buzek a par ailleurs mis en garde contre une nouvelle crise d'approvisionnement en gaz au courant de cet hiver. « La menace d'une interruption des livraisons de gaz (comme en janvier dernier) est toujours d'actualité », a-t-il dit, appelant les dirigeants à « accélérer le travail » sur la création d'un mécanisme de solidarité énergétique entre les États membres en cas de crise et à « maintenir le calendrier proposé par la Commission ». Le président du PE a aussi plaidé pour la création d'une « Communauté européenne de l'énergie ». En ce qui concerne la crise économique et financière, M. Buzek a demandé au Conseil européen de trouver de nouveaux moyens pour « stimuler la croissance et de remettre les gens au travail ». À propos de la surveillance financière, M. Buzek a assuré que le PE travaillera étroitement avec le Conseil pour la création d'un « Comité européen du risque systémique » ainsi que sur une « Autorité européenne de supervision », une fois que la Commission aura présenté sa proposition (en décembre). En ce qui concerne le service européen d'action extérieure (SEAE), le « service diplomatique européen »,
M. Buzek a réitéré la position du PE pour une intégration du service dans la structure administrative de la Commission. « Non pas pour renforcer les compétences de la Commission mais pour continuer à développer le 'modèle communautaire' dans les relations extérieures de l'UE », a-t-il souligné. Le rapport du COREPER (qui ne suit pas cette demande du PE) devrait être considéré par les chefs comme une simple « recommandation » et pas comme une décision déjà prise, demande le président du PE. M. Buzek a aussi souhaité que le futur président stable du Conseil européen soit une femme (voir aussi autre nouvelle). (H.B.)