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Bulletin Quotidien Europe N° 9971
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/agriculture

Seize pays de l'UE demandent de « nouvelles mesures fortes » en faveur des producteurs de lait

Bruxelles, 07/09/2009 (Agence Europe) - « Les mesures existantes (…) ne sont pas suffisantes pour améliorer la situation à laquelle les exploitations ont à faire face. L'UE doit prendre de nouvelles mesures fortes et concrètes », ont ainsi déclaré, dans un texte commun présenté lundi 7 septembre à Bruxelles, les ministres de l'Agriculture de seize pays de l'UE (Allemagne et France en tête, Autriche, Belgique, Bulgarie, Estonie, Finlande, Hongrie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Portugal, Roumanie, Slovaquie et Slovénie). Par ailleurs, Allemagne, France, Autriche, Hongrie, Portugal et Slovaquie ont demandé d'envisager la suspension temporaire de l'augmentation (de 1%) des quotas laitiers prévue à partir de 2010-2011. Au contraire, plusieurs autres pays, dont le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Danemark, ont demandé de ne pas lancer de nouvelles mesures de marché et surtout de ne pas toucher à la politique sur les quotas (hausse de 1% avant leur disparition en 2015). L'Italie, qui ne s'est pas ralliée à la position des seize, a demandé une aide au stockage privé de fromage, des aides à la promotion et une adaptation des règles d'étiquetage pour connaître l'origine des produits (l'Italie produit 11,5 millions de tonnes de lait, mais en importe 8 millions).

Le groupe de seize pays demande, en particulier: - une hausse temporaire du prix d'intervention ; - une hausse des restitutions aux exportations (beurre, poudre de lait et fromage) ; - une réactivation de l'aide à l'incorporation et de lait écrémé et de poudre de lait écrémé dans l'alimentation animale ; - faire en sorte que la sortie des stocks d'intervention (beurre et poudre de lait) se déroule qu'une fois que les prix auront « significativement augmenté » ; - de lancer la réflexion sur l'opportunité d'un programme européen de modernisation et d'adaptation du secteur laitier. Tout ceci a un coût et les pays libéraux se sont opposés à de nouvelles mesures de marché ; - de nouvelles formes de régulation pour que le secteur ne dépende pas seulement des seules règles du marché (une adaptation des instruments actuels de gestion du marché, contrats entre producteurs et industriels, étiquetage de l'origine des produits). Pour préparer d'éventuelles décisions du Conseil le mois prochain, le Comité spécial agriculture (CSA) a été chargé de poursuivre l'examen du rapport du 22 juillet de la Commission européenne sur la situation du marché. (L.C.)

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