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Bulletin Quotidien Europe N° 9971
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/turquie

Plaidoyer de personnalités européennes en faveur de l'adhésion

Bruxelles, 07/09/2009 (Agence Europe) - L'adhésion de la Turquie à l'UE entraînerait des « bénéfices considérables » pour les deux parties, estime la « Commission indépendante sur la Turquie » dans son deuxième rapport publié lundi 7 septembre (« La Turquie dans l'Europe. Briser le cercle vicieux » est disponible sur http://www.independentcommissiononturkey.org/pdfs/2009_french.pdf ).

La commission, créée en mars 2004 par des personnalités politiques européennes favorables à une adhésion de la Turquie, soutenue par le British Council et la Open Society Foundation et présidée par l'ancien président finlandais et Prix Nobel, Martti Ahtisaari, estime que « les impressionnants progrès que la Turquie a réalisés dans tous les domaines, au cours de ces dix dernières années, sont clairement liés à son statut de candidat et au processus d'adhésion ». Afin de garantir la continuité de la « métamorphose » de la Turquie, « sa perspective européenne doit être préservée », lit-on dans le rapport. Même si l'issue finale des négociations d'adhésion ne peut pas être prédite, l'UE doit « donner sa chance à la Turquie ». « C'est une question de crédibilité de l'UE, d'intérêt propre et d'équité due à tout pays candidat à l'adhésion », affirment les auteurs parmi lesquels figurent notamment les anciens commissaires Hans van den Broek, Emma Bonino et Marcelino Oreja ainsi que l'ancien Premier ministre français, Michel Rocard (le défunt Bronislaw Geremek était également membre du groupe). Si l'UE doit honorer ses engagements et traiter la Turquie avec l'honnêteté et le respect qui lui sont dus, Ankara doit, à son tour, mettre en œuvre un « processus de réforme dynamique à grande échelle, confirmant ainsi sa volonté d'adhérer et le sérieux de son ambition ». La commission indépendante rejette catégoriquement l'idée, soutenue notamment par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, de développer un « partenariat privilégié » ou une « relation spéciale » avec la Turquie plutôt que de viser son adhésion pure et simple. « De telles alternatives excluraient la participation de la Turquie au processus de décision politique de l'UE et n'apporteraient que peu de valeur ajoutée à son statut actuel de membre associé et partenaire d'une union douanière », affirment les auteurs du rapport. Ils insistent aussi sur le lien direct entre réformes et adhésion. « Aucun pays ne prendrait sur lui d'engager autant de réformes complexes, nécessaires en vue d'adopter l'acquis communautaire, si ce n'était dans le but d'une adhésion complète », concluent-ils. (H.B.)

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