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Bulletin Quotidien Europe N° 9938
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) pe/iran

Les députés européens condamnent le « coup d'État Électoral »

Bruxelles, 08/07/2009 (Agence Europe) - Les membres sortants de la commission des Affaires étrangères du PE et de la délégation pour les relations avec l'Iran ont tenu, mercredi 8 juillet, une réunion extraordinaire pour débattre de la situation postélectorale « profondément inquiétante » dans le pays. Le nouveau PE, lors de sa réunion constituante la semaine prochaine, aura un débat sur l'Iran en présence de Carl Bildt ; il adoptera aussi une résolution. Mercredi, les députés ont entendu le réalisateur iranien Mohsen Makhmalbaf (qui a soutenu le candidat Hussein Moussavi lors des élections présidentielles) lancer un appel pressant aux Européens: « Ne reconnaissez pas le coup d'État de Mahmoud Ahmadinejad et soutenez le peuple iranien qui a été pris en otage par ce président illégitime ». Si la communauté internationale refuse aujourd'hui, à juste titre, de reconnaître le récent coup d'État militaire au Honduras, pourquoi reconnaîtrait-elle celui en Iran, s'est demandé l'opposant, qui a demandé que l'UE prenne aussi des sanctions contre les autorités iraniennes. Angelika Beer, la Verte allemande qui a présidé la délégation pour les relations avec l'Iran (elle n'a pas été réélue au PE), n'est pas favorable à des sanctions car elle craint que celles-ci punissent davantage la population iranienne plutôt que d'affaiblir le régime. « Nous avons besoin de nouvelles mesures de soutien » pour aider directement la population et la société civile, estime-t-elle. Son compatriote Michael Gahler (PPE) estime lui aussi que l'UE doit être « créative » pour soutenir les forces démocratiques du pays, par exemple en finançant des projets spécifiques sans passer par le gouvernement iranien. L'Espagnol José Ignacio Salafranca (PPE) s'est insurgé contre la réticence de l'UE par crainte d'être accusée « d'ingérence ». Les droits de l'Homme sont universels et doivent être défendus universellement, affirme-t-il. Un avis partagé par Hélène Flautre (présidente sortante de la sous-commission des droits de l'Homme). « Il faut inciter le Conseil à réfléchir sur des sanctions contre les responsables de cette fraude électorale », dit-elle. Il ne peut y avoir question d'ingérence « car nous ne soutenons pas le candidat Moussavi contre le candidat Ahmadinejad mais nous défendons la liberté de la société civile contre la répression exercée par un gouvernement illégitime ». (H.B.)

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