Bruxelles, 08/07/2009 (Agence Europe) - La France a réagi à l'avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) favorable au renouvellement décennal de l'autorisation du maïs génétiquement modifié MON 810 (EUROPE n° 9933) en appelant la Commission européenne à respecter la demande unanime du Conseil Environnement en faveur d'un approfondissement de l'expertise scientifique et d'une révision des procédures d'autorisation des plantes OGM dans l'UE.
Rappelons que la France et cinq autres États membres (Autriche, Hongrie, Luxembourg, Allemagne et Grèce) ont fait jouer la clause de sauvegarde pour interdire provisoirement sur leur territoire la culture du maïs MON 810, en raison de risques environnementaux.
« Nous demandons que les conclusions du Conseil des ministres européens de l'Environnement soient respectées », déclarent, dans un communiqué conjoint publié le 3 juillet, Jean-Louis Borloo, ministre français de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, Bruno Le Maire, ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche et Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'Écologie.
Ils rappellent que le 6 mai dernier, 12 États membres ont écrit à l'EFSA afin qu'elle réponde pleinement, dans son évaluation, aux questions des États membres quant aux impacts de la mise en culture du MON 810 (développement de résistances, effets sur les espèces non ciblées). « Les méthodologies ainsi demandées étant en cours de révision pour aboutissement en 2010, l'avis rendu par l'EFSA n'a pu encore en tenir compte ». Les autorités françaises annoncent qu'elles consulteront l'autorité nationale compétente (AFSSA) et le haut Conseil des biotechnologies avant de préciser leur position. (A.N.)