Bruxelles, 03/07/2009 (Agence Europe) - Le commissaire européen à l'Immigration, Jacques Barrot, a mis en garde jeudi 2 juillet contre un risque de déséquilibre de la démocratie en Grèce à cause de l'afflux de migrants partant des côtes turques. « Il y a un risque majeur de déséquilibre de la démocratie en Grèce à cause des migrations incontrôlées », a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse à Bruxelles. M. Barrot, qui s'est rendu en Grèce fin juin, avait à cette occasion appelé la Turquie à combattre les filières d'immigration clandestines (EUROPE n° 9932 et 9933). « La Turquie doit aider à combattre les trafiquants qui poussent à des départs risqués », a-t-il répété jeudi. « Nous ne pouvons pas rester sans rien faire. Nous devons avoir des négociations plus strictes avec la Turquie », qui est candidate à l'adhésion, a insisté M. Barrot. Ces négociations doivent porter sur « des accords de réadmission » et « permettre un meilleur suivi des départs de migrants en situation irrégulière depuis les côtes de ce pays », a-t-il expliqué. « Mais nous pouvons aussi aider la Turquie par des accords de réadmission avec le Pakistan et avec d'autres pays d'Asie » dont sont originaires nombre des candidats à l'immigration vers l'UE, a-t-il souligné. Le commissaire a annoncé son intention de mettre à nouveau sur la table des débats le principe de solidarité avec les pays du sud de l'Union, lors de la réunion informelle des ministres de l'Intérieur et de la Justice, les 16 et 17 juillet à Stockholm. (B.C.)