Bruxelles, 03/07/2009 (Agence Europe) - S'il a apaisé les frictions commerciales entre l'UE et les États-Unis, l'accord transatlantique du 6 mai sur le bœuf aux hormones (EUROPE n° 9896 et N°9903) préoccupe les pays tiers exportateurs agricoles, qui redoutent que les modalités d'application de ce contingent aient été établies de manière à réserver un accès au marché communautaire aux seules viandes américaines. L'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Nouvelle-Zélande, le Nicaragua, le Paraguay et l'Uruguay ont fait part de leur inquiétude à l'OMC et demandé à l'UE d'assurer une mise en œuvre non discriminatoire de l'accord qui prévoit l'ouverture d'un nouveau contingent préférentiel pour 20 000 tonnes de viande bovine de haute qualité, fraîche, réfrigérée ou congelée, en contrepartie de quoi Washington s'est engagé à réviser à la baisse le niveau de ses sanctions contre certains produits agricoles européens prises en représailles à l'interdiction d'importer du bœuf aux hormones dans l'UE. La Commission européenne a jusqu'au 3 août pour déterminer comment satisfaire toutes les parties, date limite pour l'ouverture du nouveau contingent qui, en principe, est ouvert à tous les pays tiers fournisseurs de viande bovine. Dans une déclaration à l'Organe de règlement des différends de l'OMC, l'Uruguay indique que « la définition de la viande inscrite dans le mémorandum d'accord UE/États-Unis correspond seulement aux catégories de viandes exportées par les États-Unis ». Des craintes semblables ont été exprimées par les autres pays cités. À ce stade, l'UE a assuré à ses partenaires à l'OMC que « le bœuf répondant aux critères de viande de haute qualité sera éligible au quota, quel que soit son pays d'origine, à la condition qu'il soit conforme aux lois européennes dans le secteur alimentaire ». (E.H.)