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Bulletin Quotidien Europe N° 9935
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/environnement

Un accord climatique ambitieux et juste, un cheminement vers une économie écoefficace sont parmi les priorités du BEE pour le semestre de la Présidence suédoise

Bruxelles, 03/07/2009 (Agence Europe) - Dans un mémorandum remis mercredi 1er juillet à la Présidence suédoise de l'UE, le Bureau européen de l'Environnement (BEE) a présenté les dix tests auxquels il soumettra les travaux de cette Présidence pour juger des progrès qu'elle aura accomplis dans le domaine de l'environnement, au terme de son semestre à la tête du Conseil. Cet exercice, inauguré en 1998, est désormais bien rodé. Il a pour objectif d'encourager les présidences successives à prêter attention aux questions environnementales jugées prioritaires par plus de 150 ONG environnementales que fédère le BEE.

À six mois de la conférence onusienne de Copenhague, rien d'étonnant à ce que le changement climatique et l'écoefficacité figurent au sommet des priorités du BEE, comme de la Présidence suédoise d'ailleurs (EUROPE n° 9933). « La Suède ayant fait la preuve de son 'leadership' sur son propre territoire en matière d'énergie renouvelable et de découplage entre la croissance et les émissions de CO2, tous les yeux sont tournés vers elle, dans l'espoir qu'elle joue un rôle d'entraînement majeur pour conduire le monde à un accord international sur le changement climatique à Copenhague en décembre », a déclaré John Hontelez, directeur du BEE.

Mikael Karlsson, président du BEE, ajoute: « La Suède entame son mandat à un moment où plusieurs questions environnementales se trouvent à une étape cruciale. Il faut que le gouvernement suédois mène à bien un travail très ambitieux, beaucoup plus que ce qu'a promis pour l'heure le Premier ministre Reinfeldt ».

Le BEE attend de la présidence qu'elle œuvre à un accord climatique international solide et juste à Copenhague. Pour qu'il en soit ainsi, tous les pays industrialisés devraient s'engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 40% à l'horizon 2020 par rapport à 1990 et à obtenir ces réductions sur leur propre sol, estime le BEE. Un leadership crédible de l'UE devrait inclure des politiques ambitieuses d'efficacité énergétique et de protection des écosystèmes permettant de s'orienter vers une économie efficace, ainsi qu'un appui financier substantiel aux pays en développement dans leurs efforts d'atténuation et d'adaptation. Le BEE attend de l'UE qu'elle mobilise au moins 35 milliards d'euros par an en ressources prévisibles et additionnelles aux engagements d'aide publique au développement, et qu'elle encourage les autres pays riches à faire de même.

Pour un cheminement de l'UE vers une économie écoefficace, le BEE demande à la Présidence de: - pousser à l'adoption de conclusions concrètes sur la manière de mettre le marché au service de l'environnement, sur la réforme des taxes environnementales, l'élimination des subventions novices, l'appui ciblé aux nouvelles technologies ; - obtenir que le Conseil européen décide de lancer les travaux sur une stratégie de l'UE pour la réforme de la taxation environnementale, - garantir que l'étiquetage obligatoire des performances énergétiques des produits soit un instrument efficace ; - rejeter toute pression qu'exerceraient l'industrie, les États membres ou la Commission pour que la crise économique soit utilisée comme alibi pour différer la politique ou la législation environnementale.

Le BEE jugera également le travail de la Présidence suédoise à l'aune de sa capacité à: - promouvoir le manifeste de l'Alliance de printemps dans toutes les formations du Conseil et le Conseil européen, commencer à le mettre en œuvre et faire participer ses représentants au débat sur la reformulation de la stratégie de Lisbonne et aux conclusions sur la mise en œuvre de la stratégie de développement durable ; - œuvrer au renforcement de la stratégie de développement durable, notamment par une vision à long terme qui permette à l'UE de réduire son empreinte écologique de 50% en vingt ans ou moins, et par l'établissement d'une feuille de route qui serve de fil conducteur aux perspectives financières 2014-2020 ; - accroître l'efficacité énergétique des bâtiments par l'adoption de la directive révisée à ce sujet ; - améliorer la stratégie régionale pour la mer Baltique ; il convient de faire d'un environnement sain un postulat pour un développement prospère et durable de la région, d'inclure dans la stratégie des mesures concrètes relatives aux politiques agricole et de la pêche et de mobiliser des fonds supplémentaires pour la mise en œuvre de la stratégie ; - renforcer la prévention et la réutilisation dans les politiques des déchets ; - jouer un rôle de chef de file dans l'agenda pour la biodiversité en commençant à préparer un plan de sauvetage des écosystèmes pour l'après-2010, en poussant à de nouveaux objectifs concrets et mesurables au sein de l'UE et au niveau global pour les dix prochaines années, et en poussant à l'augmentation des ressources budgétaires pour mettre en œuvre les mesures visant à enrayer le déclin de la biodiversité ; - adopter une nouvelle législation sur la protection des sols et sur la lutte contre les espèces allogènes invasives ; - réduire l'utilisation du mercure à l'échelle globale ; - pousser à l'adoption d'un cadre cohérent pour la prévention et le contrôle de la pollution industrielle. (A.N.)

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