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Bulletin Quotidien Europe N° 9897
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/bÉlarus

L'opposition salue l'inclusion dans le « Partenariat oriental »

Bruxelles, 07/05/2009 (Agence Europe) - La politique de rapprochement de l'Union européenne au Bélarus et l'inclusion du pays dans le « Partenariat oriental » - qui a été lancé jeudi 7 mai à Prague - est une « chance historique » pour améliorer graduellement la situation démocratique et maintenir l'indépendance vis-à-vis de la Russie, affirme Alexandre Milinkevitch dans une interview avec EUROPE. « Pour nous, le Partenariat oriental est une chance historique », dit le chef de l'opposition biélorusse et lauréat du Prix Sakharov du Parlement européen. Le Bélarus court le « grand danger » de perdre son indépendance économique « car pendant des années notre économie a seulement fonctionné grâce au gaz et pétrole bon marché en provenance de la Russie ». Maintenant que le président Alexandre Loukachenko a déçu la Russie en rejetant le projet d'une union des deux pays, Moscou a drastiquement augmenté les prix, prenant par le cou le Bélarus qui doit avoir recours à des crédits très chers pour payer ses factures de gaz. Dans ces circonstances, tout rapprochement à l'Europe est une « chance et une nécessité ». En revanche, isoler davantage le pays renforcerait encore la mainmise de Moscou sur Minsk. M. Milinkevitch ne veut pas que le Bélarus « tourne le dos » à la Russie « mais je ne voudrais pas non plus que nous fassions un jour partie intégrante de notre grand voisin ». Chercher le dialogue avec Loukachenko tout en renforçant l'opposition et la société civile sont les meilleurs moyens pour l'UE d'améliorer la situation démocratique et des droits de l'Homme, estime encore M. Milinkevitch. « Je ne pense pas que Loukachenko devienne un jour un démocrate, mais il a compris que certains changements seront indispensables ». La situation pour les médias et l'opposition s'est déjà « un peu améliorée, même s'il reste peut-être encore des prisonniers politiques », dit-il. Avant de conclure: « Les réformes, c'est un processus. Il faut être réaliste. Je préfère l'évolution à la révolution car je ne pense pas qu'une révolution serait au service de la démocratie ». (H.B.)

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