Bruxelles, 06/05/2009 (Agence Europe) - Le Sénat tchèque a approuvé, mercredi 6 mai, le Traité de Lisbonne avec 54 voix sur 79 sénateurs présents. La Chambre des députés avait déjà voté en faveur du texte en février. La ratification du nouveau traité de l'Union par la République tchèque sera complète une fois que le président Vaclav Klaus aura signé la loi de ratification (ce qu'il ne fera très probablement qu'après le nouveau référendum irlandais qui doit avoir lieu en septembre ou octobre). Un léger doute subsiste malgré tout encore sur la ratification tchèque car un petit groupe de sénateurs eurosceptiques appartenant à l'ODS (le parti libéral du Premier ministre démissionnaire Mirek Topolánek) aurait l'intention de contester une nouvelle fois le traité devant la Cour constitutionnelle. Une nouvelle saisine de la Cour constitutionnelle retarderait sans doute la procédure car le président Klaus a déjà fait savoir qu'il attendrait en tout cas le verdict des juges avant de signer la loi de ratification. Mercredi, avant le vote au Sénat, le ministre démissionnaire des Affaires étrangères et président sortant du Conseil de l'UE, Karel Schwarzenberg, avait exhorté les sénateurs à « lancer un signal clair pour dire que nous sommes un pays d'Europe, un pays qui souhaite se développer ».
José Manuel Barroso s'est dit « très content » du vote à Prague. « C'est un très bonne nouvelle. Je suis très content de l'approbation du Traité de Lisbonne par le Sénat tchèque, qui achève le processus de ratification parlementaire en République tchèque », a-t-il déclaré dans un communiqué. Selon le président de la Commission, le vote « reflète l'engagement de la République tchèque en faveur d'une Union européenne plus démocratique, plus efficace et plus cohérente ». Il a aussi dit espérer que les étapes restantes de ratification dans les pays de l'UE soient « terminées aussi vite que possible ». Outre la République tchèque et l'Irlande, deux autres pays doivent encore achever leur processus de ratification: l'Allemagne où le président Horst Köhler attend le verdict de la Cour constitutionnelle avant de signer la loi de ratification, et la Pologne où le président Lech Kaczynski veut aussi attendre l'issue du référendum irlandais avant de signer. (H.B.)