login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9896
Sommaire Publication complète Par article 24 / 30
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Économie

José Manuel Barroso pressent un « rôle central » pour la Banque centrale européenne en matière de supervision macro-économique

Bruxelles, 06/05/2009 (Agence Europe) - « Le 27 mai, la Commission européenne va présenter un nouveau plan d'action d'envergure pour une nouvelle architecture financière basé sur le rapport du groupe présidé par Jacques de Larosière », a déclaré son président José Manuel Barroso, mardi 5 mai à Strasbourg à l'issue de la discussion du Collège des commissaires sur les recommandations présentées fin février par le groupe d'experts présidé par Jacques de Larosière de Champfeu (EUROPE n° 9848). Assurant que ce « master plan » allait s'appuyer « très largement » sur le rapport du groupe « Larosière », il a fait part de son intention d'accorder « un rôle central » à la Banque centrale européenne (BCE). « Un rôle des banques centrales, ce n'est pas seulement la stabilité monétaire mais aussi la stabilité du système financier », a-t-il expliqué, sans vouloir anticiper les discussions du Collège sur les contours exacts des futures propositions. Seront suggérées la création d'un: 1) conseil européen sur le risque systémique chargé d'établir une surveillance macro-économique en liaison avec les organisations financières internationales, et 2) un système européen de supervision micro-financière à travers notamment la transformation des trois comités européens de régulateurs nationaux (CESR, CEBS, CEIOPS) en autorités dotées de pouvoirs coercitifs. Une fois le plan sur la table, M. Barroso s'attend à ce que celui-ci soit adopté par le Conseil européen de juin. « De cette manière, des propositions législatives arriveront après l'été parce que nous voulons que tout soit en place d'ici à 2010 », a-t-il considéré. M. de Larosière s'est dit « favorablement impressionné et touché » par les discussions auxquelles il a pu assister au sein des institutions européennes.

Interrogé sur les critiques vis-à-vis de la récente proposition visant à encadrer l'activité des gestionnaires de fonds d'investissement alternatifs, le président de la Commission s'est « très fier » que l'UE soit la première juridiction à se lancer dans la réglementation d'un secteur qui « pose problème ». Allons-nous trop loin ou trop vite ?, s'est-il demandé: « Nous sommes probablement dans la voie juste, équilibrée qui doit trouver un compromis entre éviter de trop réduire l'innovation et la créativité des marchés financiers et, dans le même temps, donner des assurances claires que nous voulons réglementer ». (M.B.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES