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Bulletin Quotidien Europe N° 9891
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/croatie

Zagreb semble accepter l'offre de M. Rehn - L'UE estime que la Croatie doit renforcer ses réformes avant de clore ses négociations d'adhésion

Luxembourg, 28/04/2009 (Agence Europe) - Le gouvernement croate semble être prêt à accepter la dernière proposition du commissaire Olli Rehn en vue de résoudre le conflit frontalier avec la Slovénie et de débloquer en même temps les négociations d'adhésion de la Croatie à l'UE. L'offre du 22 avril, qui suggère de créer une commission d'arbitrage composée de cinq juges pour décider une fois pour toutes du tracé définitif de la frontière maritime et terrestre entre les deux pays voisins, est une « contribution constructive » et constitue une « bonne base » pour résoudre le différend, a estimé le ministre croate des Affaires étrangères, Gordan Jandrokovic, lundi soir à l'issue du Conseil d'association UE/Croatie à Luxembourg. La Croatie donnera « rapidement » sa réponse officielle à cette proposition, a-t-il dit. Ce qui compte pour Zagreb, c'est qu'une solution conforme au droit international soit trouvée et que le processus d'arbitrage sur le conflit frontalier soit dissocié des négociations d'adhésion à l'UE qui doivent être poursuivies sans retard, a souligné M. Jandrokovic. Entre-temps, la Slovénie continue elle aussi à analyser l'offre de M. Rehn. Des consultations politiques seront menées cette semaine à Ljubljana avec toutes les forces politiques et le gouvernement devrait être en mesure de donner sa réponse officielle vers le début du mois de mai, a indiqué lundi le ministre slovène des Affaires étrangères, Samuel Zbogar. Le commissaire Olli Rehn s'est dit « optimiste » que les deux pays accepteront son offre d'ici début mai. Ceci devrait permettre de relancer les négociations d'adhésion avec la Croatie encore avant la fin de la Présidence tchèque (fin juin), a dit le commissaire.

Lundi soir, lors du Conseil d'association, l'UE a rappelé à la Croatie que le conflit frontalier avec la Slovénie n'était pas le seul obstacle à la finalisation des négociations d'adhésion mais que Zagreb avait aussi toujours beaucoup de pain sur la planche en matière de réformes et de respect des critères d'adhésion. « La Croatie doit renforcer davantage ses réformes, notamment dans des domaines aussi fondamentaux que la réforme du secteur judiciaire et de l'administration publique, la lutte contre la corruption et le crime organisé, la protection des droits des minorités, le retour des réfugiés, la poursuite des fugitifs accusés de crime de guerre et la réforme économique », a déclaré à la presse le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, qui présidait la réunion. Il a aussi souligné que la pleine coopération des autorités croates avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) restait « fondamentale ». (H.B.)

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