Bruxelles, 28/04/2009 (Agence Europe) - Les députés ont adopté, jeudi 23 avril, un rapport d'initiative dans lequel ils dénoncent les dangers du profilage des citoyens européens grâce aux nouvelles technologies policières. Le rapport élaboré par Sarah Ludford (ADLE, britannique) et adopté à une large majorité par 372 voix pour, 12 voix contre et 17 abstentions, traite du problème du profilage notamment sur la base de l'origine ethnique ou de la race dans les opérations de contre-terrorisme, de maintien de l'ordre, de contrôle de l'immigration. Même s'ils reconnaissent que le profilage peut être un outil d'investigation légitime lorsqu'il se fonde sur des informations spécifiques, les députés jugent toutefois le profilage ethnique « sérieusement préoccupant » et demandent une définition du profilage au niveau européen. Selon eux, la « fouille » automatique des données mérite un débat politique car le volume de données laissé par les honnêtes gens est bien plus important que celui laissé par les criminels. Les députés ont donc invité le Conseil de l'UE à inscrire le traitement des données personnelles dans un dispositif juridique imposant des limites d'utilisation claires. L'accès des services aux fichiers de police ne devrait être autorisé qu'au cas par cas, sous contrôle des autorités judiciaires, ont souligné les parlementaires. Ils souhaitent enfin évaluer l'efficacité et la légitimité des opérations de profilage au regard du droit européen et des traités internationaux. (B.C.)