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Bulletin Quotidien Europe N° 9870
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) pe/Élections

Accord de principe pour modifier le règlement du PE et empêcher M. Le Pen de présider la session inaugurale en juillet

Strasbourg, 26/03/2009 (Agence Europe) - Aucun des présidents des groupes politiques ne s'est opposé, lors de leur traditionnelle réunion, jeudi 26 mars, à l'idée de modifier le règlement du Parlement européen pour empêcher le Français Jean-Marie Le Pen de présider, en tant que doyen d'âge s'il venait à être réélu, la session inaugurale du nouveau Parlement en juillet prochain (EUROPE n° 9868). Le président du PPE-DE, le Français Joseph Daul, a soulevé le sujet en disant que tous, dans son groupe, étaient d'accord pour modifier le règlement. « Pas tout le monde n'est intervenu, mais personne ne s'est opposé à cette idée » lors de la réunion de la conférence des présidents de groupes politiques, a assuré à EUROPE une source proche du dossier. Modifier le règlement, c'est « quelque chose qu'il faut faire, pas uniquement dans le 'cas Le Pen', mais aussi pour éviter ce type de situation à l'avenir », ont en outre convenu les présidents de groupe politique, selon cette source. Les groupes politiques vont maintenant rechercher une autre formule que celle prévoyant que le doyen d'âge préside la session inaugurale de la nouvelle assemblée sortie des urnes. Dans l'entourage du social-démocrate allemand Martin Schulz, on indique que deux options ont été mises sur la table par le président du groupe socialiste: - soit le dernier président du Parlement européen présiderait la session inaugurale s'il est réélu ; - soit, si ce dernier n'était pas réélu, l'un des quatorze vice-présidents, par ordre d'importance, présiderait la séance. Les pratiques nationales en cas d'élection d'une assemblée dans les États membres devraient être examinées de près dans les prochaines semaines pour aider la commission des affaires constitutionnelles à choisir la bonne formule en cas de modification du règlement. En attendant, M. Le Pen n'a pas manqué d'attiser un peu plus la colère de ses pairs en affirmant mercredi en plénière, après l'appel lancé par M. Schulz pour l'empêcher de présider la session inaugurale de la future assemblée: « M. Schulz a articulé des affirmations diffamatoires et m'a accusé du crime de blasphème. Je tiens à dire que cette argumentation est fausse et que je me suis borné à dire que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la guerre mondiale, ce qui est une évidence ». (E.H.)

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