Bruxelles, 27/02/2009 (Agence Europe) - Les appels au soutien du secteur bancaire des pays d'Europe centrale et orientale ont été entendus. Conjointement, la Banque européenne d'investissement (BEI), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque mondiale se sont engagées vendredi 27 février à apporter jusqu'à 24,5 milliards d'euros sur deux ans aux banques et entreprises de la région. Une initiative dont s'est félicitée pour sa part la Commission européenne, qui a amplement souligné l'importance des soutiens communautaires aux États membres de la région (fonds structurels, soutien à la balance des paiements) et celle du plan de relance européen. « Atténuer les effets et finalement résoudre la crise est une responsabilité partagée d'absolument toutes les parties prenantes », a insisté un porte-parole de la Commission.
« Cette initiative est un complément aux réponses nationales contre la crise et permettra de déployer une aide financière rapide, coordonnée et à large échelle de la part des institutions financières internationales pour soutenir les prêts à l'économie réelle, via les banques commerciales, en particulier les PME », indique un communiqué conjoint des trois institutions. Plus précisément, l'aide sera apportée de la manière suivante: - la BERD fournira jusqu'à 6 milliards d'euros sous forme d'investissements et autres financements ; - la BEI octroiera environ 11 milliards d'euros sous forme de facilités de prêts (5,7 milliards sont déjà disponibles pour un financement rapide et 2,8 autres milliards seront avalisés d'ici fin avril en attendant d'autres tranches successives) ; - la Banque mondiale s'impliquera à hauteur d'environ 7,5 milliards d'euros par le biais de divers instruments.
« Nous agissons parce que nous avons une responsabilité spéciale pour la région et parce que cela a un sens économiquement », explique notamment Thomas Mirrow, président de la BERD, qui ajoute: « Pendant des années, l'intégration croissante en Europe a été source de prospérité et de bénéfices mutuels et nous ne devons pas risquer que ce processus fasse marche arrière ». Dans leur communiqué, les trois institutions saluent aussi le soutien déjà apporté à certains pays par le Fonds monétaire international (FMI) et les programmes européens, qui ont aidé à stabiliser le secteur financier et contribuer à restaurer la confiance. Une action coordonnée entre elles, le FMI, les groupes bancaires, les gouvernements européens et les institutions de l'UE aidera la région, ajoute leur communiqué. (A.B.)