Bruxelles, 27/01/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne fera le point, ce mercredi 28 janvier, sur les progrès effectués par les États membres dans la mise en œuvre des priorités qu'ils ont eux-mêmes définies au titre de la stratégie de Lisbonne. En adoptant aussi, lorsque c'est nécessaire, des recommandations spécifiques par pays sur les principales réformes à appliquer, elle réaffirmera le besoin d'inscrire les efforts actuels de relance de l'économie dans une perspective à plus long terme.
En décembre, la Commission avait adopté plusieurs éléments du « paquet Lisbonne » (EUROPE n° 9805), mais avait reporté cet examen pour tenir compte des programmes de stabilité ou de convergence actualisés contenant les mesures mises en place au niveau étatique (ils ont pour la plupart été transmis à la fin de l'année dernière). Une façon surtout de ne pas surcharger les États membres en recommandations, immédiatement après l'aval par le Conseil européen du plan de relance européen. Car l'évaluation que fera ce mercredi la Commission n'inclut finalement pas d'analyse détaillée des programmes de stabilité ou de convergence. Comme l'a déjà indiqué le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Joaquín Almunia, en présentant les dernières prévisions économiques, ces programmes ne seront avalisés par le Collège que le 18 février prochain (EUROPE n° 9821).
En publiant ses recommandations maintenant la Commission entend néanmoins rappeler aux États membres l'importance de poursuivre les réformes en dépit de la crise économique et financière. Nécessaires à long terme, certaines réformes structurelles peuvent aussi, selon elle, s'avérer profitables à court terme. Elle espère donc que les gouvernements seront attentifs à ses messages au moment de mettre en œuvre les différents éléments de leurs paquets de relance économique. Les propositions de recommandations de la Commission, qui seront discutées par les ministres avant d'être entérinées par le Conseil européen de printemps (19 et 20 mars 2009), mettront notamment l'accent sur la durabilité des finances publiques ou la flexicurité. (A.B.)