Bruxelles, 27/01/2009 (Agence Europe) - Sous l'impulsion de l'Allemagne, du Danemark et de l'Espagne, l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) a enfin vu le jour, lundi 26 janvier à Bonn, avec la signature de son traité fondateur par plus de 75 pays, dont la plupart des États membres de l'UE, notamment la France qui a hésité jusqu'au dernier moment. Ne dépendant pas de l'ONU, l'Irena compte pour le moment de grands absents comme le Brésil, la Chine, les États-Unis et le Japon, qui pourraient la rejoindre dans un avenir proche. Dotée d'un budget annuel de 25 millions de dollars, l'Irena doit aider les économies développées et en développement sur la voie d'une transition rapide vers une utilisation généralisée des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse, biocarburants et géothermie) en fournissant des conseils pour faire évoluer les cadres réglementaires, le financement et les bonnes pratiques. Elle doit, en outre, établir des ponts entre le Nord et le Sud en favorisant les transferts de technologie, l'assistance technique et le montage de financements. La nomination de sa direction et le choix de son siège interviendront en juin. L'Allemagne défend la candidature de Bonn, mais l'Autriche, l'Espagne, le Danemark, le Kenya et les Émirats arabes unis sont aussi demandeurs. Plus d'informations: http://www.irena.org . (E.H.)