Bruxelles, 27/01/2009 (Agence Europe) - La Roumanie et la Bulgarie tentent de faire bonne figure en matière de lutte contre la corruption et le crime, alors que la Commission européenne doit rendre dans quelques jours un rapport sur les progrès réalisés dans le domaine de la justice et des affaires intérieures par ces deux pays. L'ancien Premier ministre roumain Adrian Nastase (2000-2004) a été déféré en justice, mardi 20 janvier, pour trafic d'influence. Il est soupçonné d'avoir détourné 1,54 million d'euros de fonds publics pour financer sa campagne présidentielle en 2004. Cinq autres personnes ont également été inculpées dans ce dossier. L'ancien chef du gouvernement social-démocrate est accusé de corruption dans d'autres dossiers, mais le Parlement a bloqué les poursuites, à la faveur d'un amendement à la loi sur la responsabilité ministérielle. Par ailleurs, deux hommes d'affaires influents, « les frères Galevi », ont été emprisonnés en Bulgarie pour des faits d'escroquerie, a rapporté la presse bulgare jeudi 22 janvier. Cette dernière affaire a été révélée juste après la visite en Bulgarie de Jacques Barrot, le commissaire européen chargé de la justice (EUROPE n° 9823). Dans le cadre du « mécanisme de coopération et de vérification » mis en place depuis le 1er janvier 2007, la Commission rendra mi-février un rapport technique qui se concentrera sur les avancées en matière de réforme du système judiciaire, et de lutte contre la corruption et le crime organisé. Un rapport plus politique interviendra cet été. Si la Roumanie espère mettre fin à sa surveillance, la Bulgarie fera quant à elle tout pour éviter de se voir imposer une clause de sauvegarde qui aurait, par exemple, pour conséquence la non reconnaissance des décisions de justice bulgares à l'égard des autres pays de l'UE. (B.C.)