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Bulletin Quotidien Europe N° 9799
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/balkans

L'UE réaffirme la « perspective européenne » de la région

Bruxelles, 08/12/2008 (Agence Europe) - Tous les pays des Balkans occidentaux - Serbie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Albanie, Kosovo, ancienne République yougoslave de Macédoine - devraient un jour adhérer à l'UE pourvu qu'ils respectent les critères requis, ont réitéré lundi les ministres des Affaires étrangères. Les Vingt-sept réaffirment donc la « perspective européenne » des six pays, estimant que celle-ci est « essentielle pour la stabilité, la réconciliation et l'avenir de la région ». Le statut de pays candidat ne devrait cependant être octroyé qu'au cas par cas, en tenant compte des mérites propres de chacun de ces pays. Avant d'être reconnus comme candidats officiels, les pays devraient en outre avoir prouvé leur capacité à appliquer correctement leur accord de stabilisation et d'association (ASA). Serbie. Rien de nouveau à signaler en ce qui concerne la mise en œuvre de l'accord intérimaire de l'ASA, toujours bloqué par les Pays-Bas qui reprochent à Belgrade de ne pas coopérer pleinement avec le Tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie (TPIY). Lundi, le ministre néerlandais des Affaires européennes, Frans Timmermans, a expliqué à un petit groupe de journalistes que l'arrestation de l'ex-général Radko Mladic n'était pas, en soi, une condition préalable pour que son pays donne son accord à la mise en œuvre de l'accord intérimaire ASA. « Ce qui compte pour nous, c'est qu'il y ait pleine et entière coopération. Point », a dit le ministre qui précise que « seul le TPIY » pourra dire si et quand cette condition est remplie. Les conclusions adoptées par le Conseil lundi notent que du progrès a été accompli dans la coopération avec le TPIY mais que « le pays doit parachever cette évolution positive à travers la pleine coopération ». Macédoine (ARYM) est appelée à éviter des actions et déclarations qui peuvent affecter négativement les relations de bon voisinage et favoriser une solution négociée et mutuellement acceptable au conflit avec la Grèce sur la question du nom « Macédoine ». Le Conseil se déclare aussi très préoccupé par l'évolution de la situation politique en Bosnie-Herzégovine, y compris le ralentissement des réformes. (H.B.)

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