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Bulletin Quotidien Europe N° 9799
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/bce

La BCE cherche à obtenir un bon fonctionnement de l'économie réelle, souligne Jean-Claude Trichet

Bruxelles, 08/12/2008 (Agence Europe) - À la hauteur de sa responsabilité en matière de politique monétaire, la Banque centrale européenne (BCE) l'est aussi lorsqu'il s'agit d'injecter des liquidités sur les marchés, a expliqué son président, lundi 8 décembre. « Tout ce que nous faisons et ce que font les gouvernements aujourd'hui tend à permettre au secteur bancaire de fonctionner de manière aussi normale que possible », a insisté Jean-Claude Trichet, devant les députés européens de la commission parlementaire des Affaires économiques et monétaires.

« Nous faisons tout ce que nous pouvons pour arriver à une baisse des taux interbancaires et de l'Euribor », a répondu M. Trichet à Gay Mitchell (PPE-DE, irlandais) qui s'inquiète que les baisses de taux successives de la BCE n'aient pas été répercutées par les banques au consommateur (ces dernières se cacheraient derrière le niveau des taux interbancaires). S'il reconnaît que les taux interbancaires (les taux auxquels les banques se prêtent de l'argent entre elles) restent trop élevés, M. Trichet rappelle que le phénomène est le même aux États-Unis et au Royaume-Uni. Face à ce problème, la BCE continue de fournir des liquidités très avantageuses et a assoupli les règles en matière de collatéraux (les garanties demandées par la BCE pour octroyer ses prêts) pour faciliter l'accès des banques aux liquidités, a répété le président du Conseil des gouverneurs. Le degré de transparence de l'évaluation par la BCE des collatéraux éligibles devrait cependant être amélioré, ont estimé plusieurs députés, qui s'interrogent aussi sur l'état actuel du mécanisme de transmission de la politique monétaire dans le système bancaire (la façon dont les décisions de la BCE affectent l'économie).

« Nous ne sommes pas nous mêmes favorables à l'émission de titres du Trésor qui seraient communs », a aussi indiqué M. Trichet à Donata Gottardi (PSE, italienne), qui l'interrogeait sur la possibilité d'émettre des obligations européennes (une possibilité exclue aussi par des pays importants de la zone euro, selon le commissaire Almunia - EUROPE n° 9798). À partir de quel seuil peut-on envisager le lancement d'une procédure de déficit excessif ?, lui a demandé Cornelis Visser (ADLE, néerlandais). Selon les intentions exprimées par la Commission et conformément aux règles du Pacte de stabilité et de croissance, « au-delà de 3,5%, il y aurait une procédure pour déficit excessif », a répondu M. Trichet. (A.B.)

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