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Bulletin Quotidien Europe N° 9799
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/somalie

EU Navfor officiellement lancée

Bruxelles, 08/12/2008 (Agence Europe) - Le Conseil a approuvé, lundi 8 décembre, le lancement de la première opération maritime de l'UE, EU Navfor Somalia (ou opération Atalanta). Dotée d'un mandat d'un an (renouvelable), l'opération vient en appui aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies (1814, 1816 et 1834) visant la lutte contre la piraterie aux large des côtes somaliennes. L'opération aura pour objectif de protéger les convois maritimes du Programme alimentaire mondial (PAM) qui acheminent l'aide alimentaire aux populations déplacées de Somalie et des navires marchands naviguant le long des côtes somaliennes, ainsi que la dissuasion, la prévention et la répression des actes de piraterie et des attaques à main armée.

Une dizaine d'États membres ont déclaré leur contribution à cette opération, notamment la France (qui dispose déjà d'une frégate dans la région ), la Grèce (une frégate pour toute la durée de l'opération ainsi que le commandement des forces pour les premiers mois), le Royaume-Uni (un vaisseau pour les six premiers mois de l'opération), Belgique (une frégate au quatrième trimestre 2009), la Suède (deux corvettes à partir d'avril 2009), l'Allemagne (une frégate à condition d'un accord préalable du Bundestag), l'Espagne (un avion de surveillance maritime qui est déjà opérationnel, une frégate et éventuellement un autre vaisseau), les Pays-Bas (une frégate pour l'année prochaine) et le Portugal (un avion de patrouille maritime à partir du début de l'opération). L'opération sera commandée à partir du quartier général britannique située à Northwood, par le vice-amiral britannique, Philip Jones. Le contre-amiral grec Antonios Papaioannou est le commandant de la force. Les forces européennes auront le droit d'utiliser le feu. Etant donné que le jugement des pirates relève du droit maritime (non appliqué par tous les États membres de l'UE) les États participants à l'opération seront libres de décider s'ils retiennent (et jugent selon leurs juridictions) les pirates appréhendés ou s'ils les transfèrent, pour le jugement vers les états tiers. L'État qui se décide pour cette deuxième option, devrait néanmoins s'assurer que le jugement et le traitement des pirates présumés seront justes et conformes aux principes des droits de l'homme. (A.By.)

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