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Bulletin Quotidien Europe N° 9752
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/bÉlarus

Une majorité d'États membres souhaite faire un geste positif à l'égard de Minsk en dépit des élections « non démocratiques »

Bruxelles, 01/10/2008 (Agence Europe) - L'UE est « déçue » et « préoccupée » par le déroulement des élections législatives le week-end dernier au Bélarus, mais pourrait néanmoins décider dans les prochaines semaines de faire un geste positif à l'égard de Minsk avec pour objectifs d'encourager les forces démocratiques dans l'opposition et d'ouvrir la voie à un rapprochement graduel du pays à l'Union. Les représentants permanents des États membres (Coreper) ont eu mercredi 1er octobre un bref débat sur les suites à donner au scrutin du 28 septembre qui, selon les observateurs, n'a pas été conforme aux normes démocratiques internationales, en dépit de certains progrès par rapport aux précédents scrutins (EUROPE n° 9750). Même si tout le monde a déploré le caractère « décevant » des élections, il existe malgré tout une « volonté forte et majoritaire de poursuivre un réengagement graduel des relations avec le Bélarus », a expliqué un diplomate. La question figurera à l'ordre du jour du prochain Conseil « Relations extérieures » des 13 et 14 octobre à Luxembourg. À ce stade, il semble impossible que les ministres des Affaires étrangères décident d'abroger les sanctions en place contre les dirigeants du régime Loukachenko (une telle décision nécessiterait un vote unanime au Conseil), mais la Présidence française espère que le Conseil pourra quand même faire un geste encourageant pour saluer les développements positifs qui ont été notés ces derniers mois, en particulier la libération de tous les prisonniers politiques en août et l'admission des observateurs OSCE pour les élections de dimanche dernier. « Il faudra trouver un équilibre entre la levée pure et simple des sanctions, ce qui va trop loin, et le maintien du statu quo qui serait insuffisant vu les quelques progrès que nous avons enregistrés au Bélarus ces derniers mois », explique le diplomate. La Pologne, la Lituanie et la Lettonie (tous trois pays voisins) comptent parmi les plus grands supporteurs d'une relance rapide des relations avec le Bélarus. « Nous sommes réalistes et savions évidemment que les élections du 28 septembre n'allaient pas être libres et démocratiques. Le temps n'est donc pas encore venu pour lever les sanctions. Mais nous demandons quand même que l'UE fasse un geste, par exemple en matière de facilitation des visas » ou d'octroi de bourses d'études aux étudiants biélorusses, affirme un diplomate polonais. « L'UE ne peut pas se permettre de ne rien faire car ce serait ne laisser au Bélarus qu'une seule alternative: se rapprocher de la Russie », explique-t-il, rappelant que le Premier ministre russe Vladimir Poutine est attendu à Minsk le 6 octobre. (H.B.)

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