Bruxelles, 01/10/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne a autorisé, mercredi 1er octobre, le plan de sauvetage de la banque britannique Bradford & Bingley proposé par les autorités britanniques. Ce plan, assure-t-elle dans un communiqué, « est destiné à assurer la stabilité financière, à protéger les particuliers et soutenir la réduction progressive de l'activité de Bradford & Bingley de manière ordonnée ».
Spécialisée dans les prêts dédiés à l'investissement locatif, la banque va être nationalisée. Ses meilleurs actifs ont été transférés au groupe espagnol Santander. Le gouvernement britannique conservera les actifs les plus exposés, soit un portefeuille de prêts qui comprend notamment 41 milliards de livres de crédits immobiliers. Après avoir reçu, mardi 30 septembre, une notification formelle sur les modalités du plan, la Commission a été en mesure de décider dans les 24 heures que les mesures prévues satisfont aux règles européennes en matière d'aides d'État au sauvetage. Neelie Kroes a estimé devant la presse que « ce cas montre une nouvelle fois qu'avec une bonne coopération des États membres concernés, la Commission peut agir très rapidement pour apporter une garantie juridique à des mesures de sauvetage ». Interrogée sur les cas Fortis et Dexia, la commissaire européenne chargée de la politique de concurrence a indiqué que la Commission avait été « en contact étroit » avec les autorités des pays concernés lors de l'élaboration des plans de sauvetage des deux banques. Et d'appeler « les États membres à ne pas agir de manière unilatérale ». « Il faut agir ensemble », a-t-elle poursuivi, soulignant que le contrôle des aides d'État n'est pas un obstacle à la protection des intérêts des particuliers et à la promotion de la stabilité financière. S'agissant de Fortis, Mme Kroes a indiqué que la notification du plan de sauvetage par les autorités belges devrait parvenir sous peu à la Commission. Quant aux notifications néerlandaises et luxembourgeoises, elles sont attendues « en fin de semaine ». S'agissant de Dexia, la Commission attend les notifications des gouvernements belge, français et luxembourgeois. Les plans de sauvetage notifiés seront passés au crible par la Commission à qui il appartiendra d'évaluer s'ils sont compatibles avec les règles communautaires sur les aides d'État. En effet, les injections de capitaux peuvent, dans certains cas, contenir des éléments d'aides d'État, a indiqué la commissaire. En tout état de cause, les plans de sauvetage de Fortis et Dexia feront l'objet « d'une décision très rapide via les procédures exceptionnelles » dont dispose la Commission, a précisé Mme Kroes, estimant qu'il fallait « d'abord procéder au sauvetage pour ne pas se retrouver avec un patient déjà mort ». Quitte ensuite à ce que la Commission ouvre une enquête approfondie sur les aides, comme elle vient de le décider concernant les aides publiques octroyées à la banque allemande WestLB (voir autre nouvelle). (O.L.)