Bruxelles, 01/10/2008 (Agence Europe) - Le Premier ministre irlandais Brian Cowen se limitera à présenter au Conseil européen des 15 et 16 octobre les résultats de l'étude commandée par le gouvernement irlandais sur les raisons qui ont motivé 53,4% des Irlandais à rejeter le Traité de Lisbonne lors du référendum du 12 juin (EUROPE n° 9738). Il partagera aussi avec ses homologues européens l'état des réflexions de son gouvernement sur les possibilités de répondre aux craintes des Irlandais par rapport au nouveau traité mais ne soumettra pas encore de proposition formelle pour sortir de l'impasse. C'est ce qui est ressorti du déjeuner que le Taoiseach a eu, mercredi 1er octobre à l'Élysée, avec le président français Nicolas Sarkozy qui présidera le sommet européen de mi-octobre. Dans une déclaration publiée à l'issue de la réunion, M. Sarkozy affirme que l'objectif de la Présidence française de l'UE est de parvenir à un accord des Vingt-sept lors du Conseil européen de décembre « sur une voie commune à suivre dans la perspective des échéances qui s'imposeront en 2009 (élections du Parlement européen et renouvellement de la Commission) ». Il insiste aussi sur la nécessité de poursuivre le processus de ratification du traité dans les pays qui ne l'ont pas encore entièrement achevé.
Entre-temps, au Royaume-Uni, l'opposition conservatrice de David Cameron a promis mercredi de tenir un référendum sur le Traité de Lisbonne si elle revenait au pouvoir. « Si un gouvernement conservateur prend le pouvoir alors que le Traité de Lisbonne n'est pas encore ratifié par l'Irlande ou un autre pays, nous organiserons le référendum que les Britanniques veulent et méritent et nous les appellerons à voter non », a déclaré mercredi le porte-parole des Affaires étrangères des Tories, William Hague. (H.B.)