Bruxelles, 04/09/2008 (Agence Europe) - Quelques jours après le Conseil européen exceptionnel du 1er septembre (EUROPE n° 9730 et 9730 bis), les ministres des Affaires étrangères de l'UE se réunissent vendredi 5 et samedi 6 septembre à Avignon pour une réunion informelle consacrée notamment à la crise en Géorgie. Intercalé entre la réunion des chefs d'État et le déplacement de la troïka européenne à Moscou et Tbilissi, lundi 8 septembre, le « Gymnich » n'entrera toutefois pas dans les détails de l'évolution sur le terrain.
Autre sujet à l'ordre du jour, le futur de la relation transatlantique sera discuté en premier, vendredi.
En vue des élections américaines en novembre, la Présidence française souhaite redéfinir ou réaffirmer les sujets qui comptent pour l'UE dans le cadre de sa relation avec les États-Unis. Il s'agira, le moment venu, de présenter des positions européennes claires à la prochaine administration américaine, pour tenter de rééquilibrer le partenariat transatlantique.
À la veille du déplacement de Nicolas Sarkozy, José Manuel Barroso et Javier Solana à Moscou et Tbilissi, les chefs de la diplomatie des Vingt-sept chercheront surtout, samedi matin, à préparer le prochain Conseil « Relations extérieures » du 15 septembre, lors duquel ils pourraient décider formellement de l'envoi d'une mission PESD civile en Géorgie. À Avignon, les ministres devraient aussi discuter de la nomination du Représentant spécial de l'UE pour la crise en Géorgie (avant d'envisager un nom, il s'agit de définir son rôle et la manière dont sa mission s'articule avec celle du Représentant spécial pour le Caucase du Sud, Peter Semneby, indiquent des diplomates). Une discussion pourrait aussi avoir lieu sur la finalisation des conclusions du prochain Sommet UE-Ukraine du 9 septembre (voir autre nouvelle), dont les chefs d'État ou de gouvernement ont souligné l'importance lors du Conseil européen.
En fin de matinée samedi, le Haut représentant de l'UE pour la PESC, Javier Solana, présentera aux ministres ses recommandations concernant la révision de la stratégie européenne de sécurité adoptée en 2003 et dont le processus de révision devrait être achevé avant la fin de l'année (la Présidence française souhaite l'adopter lors du Conseil européen de décembre). M. Solana devrait insister sur la nécessité de consolider l'industrie européenne, d'harmoniser les marchés et de renforcer la coopération en matière de défense et de sécurité européenne.
Au déjeuner, les ministres évoqueront la situation au Proche-Orient, après le voyage en Syrie de leur homologue français, Bernard Kouchner, et du président Sarkozy les 3 et 4 septembre. (A.B.)