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Bulletin Quotidien Europe N° 9733
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/sociÉtÉ de l'information

La Commission veut que la recherche sur les nouvelles technologies crée plus de débouchés commerciaux

Bruxelles, 04/09/2008 (Agence Europe) - Motivée par les recommandations du rapport d'Esko Aho, la Commission européenne est décidée à agir pour que la recherche sur les TIC (technologies de l'information et de la communication) crée davantage de débouchés commerciaux. Elle a invité le Conseil des ministres et le Parlement européen, ce jeudi 4 septembre, à lui emboîter le pas afin de réduire les formalités pour les entreprises innovantes et assurer une plus grande flexibilité pour que la recherche européenne de haute technologie gagne en efficacité. Parallèlement, elle a lancé une consultation publique pour définir les stratégies plus à même de porter l'Europe au premier rang de la recherche et de l'innovation en matière de TIC dans les dix prochaines années. « Nous sommes en retard pour le niveau et l'intensité des dépenses de recherche sur les TIC et nous échouons invariablement à commercialiser les résultats de nos recherches », a expliqué Viviane Reding, commissaire responsable de la société de l'information et de médias, en précisant: « Il faut réduire les formalités administratives et vaincre la peur du risque, dans un environnement propice à l'action ».

Les conclusions du rapport d'experts indépendants présidés par l'ancien Premier ministre Esko Aho, dévoilées au mois de juin dernier, avaient souligné les réelles avancées de l'Union européenne en matière de recherche de haute technologie, mais elles avaient pointé du doigt la difficulté pour elle à concrétiser ces résultats. « Je suis convaincu qu'un changement systémique dans la politique de recherche européenne est nécessaire pour éviter que les dépenses en matière de recherche européenne ne se réduisent à une goutte dans l'océan », avait commenté à l'époque Esko Aho, appelant les États membres et le PE « à équiper l'UE d'instruments adéquats et flexibles pour mieux se concentrer sur la recherche européenne en matière de haute technologie, l'ouvrir davantage au capital risque et à de nouveaux partenaires internationaux ».

Parmi les recommandations formulées par les experts figuraient la nécessité de réduire les formalités administratives afin de convaincre davantage les petites et moyennes entreprises à forte croissance d'investir dans la recherche européenne, et les efforts à faire pour parvenir à commercialiser les résultats de la recherche. Les TIC représentent aujourd'hui 33% de la recherche et de l'innovation dans les pays développés à l'échelle mondiale, contre moins de 25% en Europe, principalement à cause d'une importante fragmentation, déplore le rapport Aho. Celui-ci souligne en outre que si l'UE ne représente que 32% du marché mondial des TIC, les entreprises européennes n'en occupent toutefois que 22%. Concrètement, le rapport Aho préconise de multiplier les partenariats public-privé, notamment les initiatives technologiques conjointes pour la nanoélectronique et les systèmes embarqués, encouragées récemment par la Commission européenne avec un investissement de 5 milliards d'euros (voir EUROPE n° 9609). Le rapport recommande de poursuivre la réduction des démarches administratives pour aider les entreprises innovantes à participer à la recherche européenne et à transformer les résultats en produits et services pour les consommateurs, en Europe et ailleurs. Consciente des enjeux, la Commission a l'intention de prendre davantage d'initiatives pour laisser plus de place au risque, en faveur de la recherche dans l'Union européenne, et demande au Conseil et au Parlement de l'appuyer dans sa démarche. Elle s'apprête, dans cette optique, à investir 9 milliards d'euros dans les technologies de pointe au titre de son programme de recherche sur les TIC 2007-2013. Entre 2003 et 2006, la recherche européenne, qui rassemble plus de 4 500 organismes de recherche, a bénéficié de 4 milliards d'euros de la part de la Communauté européenne, complétés pas quelque 100 milliards d'euros investis par les États membres et des compagnies privées.

Dans la consultation publique ouverte jeudi, et qui se clôturera le 7 novembre prochain, la Commission entend définir plus précisément les stratégies les plus aptes à porter l'Europe au premier rang de la recherche et de l'innovation en matière de TIC dans les dix prochaines années. Trois grandes questions sont posées: - quels sont les principaux défis futurs de la recherche et de l'innovation en matière de TIC ? ; - comment et dans quels domaines l'Europe doit-elle viser le premier rang ? ; - quel rôle doivent jouer les politiques publiques pour porter l'Europe aux avant-postes de l'innovation dans les TIC ? Les résultats de cette démarche permettront ensuite à la Commission de préparer une nouvelle stratégie de recherche et d'innovation qui sera dévoilée en 2009. « L'énergie, la santé et le vieillissement posent des problèmes que seul le déploiement des TIC permettra de surmonter », a dit Mme Reding. Elle a ajouté: « Cette consultation est la première étape vers une stratégie intégrée de recherche et d'innovation pour le secteur des TIC, que je présenterai au début de l'année prochaine ». Le document de consultation publique est disponible sur Internet (http: //ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=ICTRDI). (I.L.)

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