Bruxelles, 04/09/2008 (Agence Europe) - Les dirigeants de l'ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) doivent accroître la stabilité politique du pays, assurer le bon fonctionnement des institutions démocratiques et entreprendre des réformes supplémentaires - notamment en matière de justice et de lutte contre la corruption - si elles veulent obtenir un avis positif de la Commission européenne en faveur de l'ouverture des négociations d'adhésion, a averti Olli Rehn jeudi 4 septembre à Bruxelles. Parlant après une rencontre avec le vice-premier ministre macédonien, Ivica Bocevski, le commissaire à l'Élargissement a déploré une nouvelle fois les nombreuses irrégularités constatées lors des dernières élections législatives du 1er juin dernier et appelé les responsables politiques de l'ARYM à remédier d'urgence à ces dysfonctionnements et à promouvoir le dialogue entre toutes les forces politiques. « Le respect des critères politiques de Copenhague est fondamental » pour la poursuite du processus d'intégration de l'ARYM, a dit M. Rehn. Le pays a obtenu le statut de pays candidat en décembre 2005 mais qui attend toujours avec impatience une date pour le lancement des négociations d'adhésion. La Commission doit faire une recommandation au Conseil européen sur cette question dans son prochain rapport de progrès sur l'ARYM attendu pour novembre. (H.B.)