Bruxelles, 26/06/2008 (Agence Europe) - A l'occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, jeudi 26 juin, la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a déclaré: « Je souhaiterais rendre hommage à toutes les personnes ayant été victimes d'actes de torture dans le monde, ainsi qu'à tous ceux qui luttent pour l'éradication de ces pratiques d'un autre âge. La torture est inacceptable et aucune situation ne peut la justifier. Elle constitue une violation de la dignité humaine, et une atteinte aux droits fondamentaux. La prévention et l'éradication de toutes formes de torture et autres mauvais traitements représentent l'un des objectifs majeurs de l'Union européenne en matière de droits de l'homme, et constituent l'une des valeurs fondamentales de notre société. Grâce à l'Instrument européen pour la démocratie et les droits de l'Homme (IEDDH), un budget moyen de 11 millions d'euros est annuellement mis à la disposition de projets destinés à la prévention de la torture et à la réhabilitation des victimes, partout dans le monde. Cet instrument fait de l'Union européenne le premier donateur international dans ce domaine. L'Union européenne est déterminée à poursuivre ses efforts pour faire reculer l'usage de ces pratiques barbares, et pour obtenir reconnaissance et réparation des actes encourus ».
Les présidents des commissions droits de l'Homme du Parlement européen et des parlements nationaux ont par ailleurs publié une déclaration commune demandant l'interdiction absolue de tolérer ou d'autoriser la torture. Cosignée par Hélène Flautre, présidente de la sous-commission des droits de l'Homme du PE, cette déclaration rappelle « l'interdiction absolue de recourir à la torture et aux autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Dans leur déclaration, les parlementaires souhaitent « la création, en Europe, d'une large zone exempte de torture ou mauvais traitement ». Ils demandent aussi aux États, en toutes circonstances, de ne pas expulser une personne dans un pays où des risques de torture ou de mauvais traitements existent, « et en particulier aux États membres de respecter pleinement les droits de l'homme dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l'immigration illégale ». Et de regretter que seuls 9 Etats membres aient ratifié le protocole de la convention contre la torture. La France n'en fait pas partie. (O.J/A.B.)