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Bulletin Quotidien Europe N° 9589
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/liban

Le Conseil s'inquiète de l'impasse politique et du regain de violence dans le pays

Bruxelles, 28/01/2008 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont condamné l'attentat à la voiture piégée commis vendredi 25 janvier à Beyrouth, qui a notamment coûté la vie à un haut responsable des services de renseignement libanais, Wissam Eid. Selon les conclusions adoptées lundi 28 janvier, ils condamnent également l'attaque visant les forces de l'ONU (Finul), le 8 janvier dernier, et celle perpétrée, la semaine suivante, contre un véhicule diplomatique américain, qui a fait trois morts. Une montée des violences qui fait écho au blocage politique dans le pays.

Espérant un meilleur fonctionnement des institutions démocratiques libanaises, les ministres saluent l'adoption, le 6 janvier dernier au Caire par leurs homologues de la Ligue Arabe, d'un plan de sortie de crise et appellent toutes les parties à sa mise en œuvre rapide. Ils réitèrent aussi leur soutien au gouvernement légitime et démocratique de Fouad Siniora, ainsi qu'aux forces armées libanaises, réaffirmant l'engagement de l'UE en faveur de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité territoriale, de l'unité et de la stabilité du pays. Les Vingt-sept sont aussi préoccupés par l'absence de chef de l'Etat au Liban, depuis la fin du mandat d'Emile Lahoud le 24 novembre 2007, et regrettent les multiples reports de cette élection désormais prévue le 11 février prochain. Dimanche 27 janvier, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont eux aussi appelé la majorité et l'opposition libanaise à s'entendre pour élire un nouveau président lors de la prochaine session du parlement et sortir le pays de l'impasse.

Des manifestations organisées dimanche à Beyrouth pour protester contre les coupures chroniques d'électricité ont dégénéré en affrontements, faisant 7 morts et des dizaines de blessés dans plusieurs quartiers chiites de la capitale libanaise. Pour faire face à cette montée des violences, qui font craindre une reprise de la guerre civile entre partisans de la majorité parlementaire anti-syrienne et ceux de l'opposition proche de Damas et Téhéran, les mesures de sécurité avaient été renforcées lundi dans le pays, qui observait une journée de deuil national. Une de plus. (A.B.)

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