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Bulletin Quotidien Europe N° 9589
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc/doha

Les ministres du Commerce veulent une percée en avril

Bruxelles, 28/01/2008 (Agence Europe) - Réunis à l'invitation de la ministre suisse de l'Economie, Doris Leuthard, pour un déjeuner informel en marge du Forum économique mondial de Davos, une vingtaine de ministres du Commerce représentant les principales puissances commerciales et principaux groupes de négociation à l'OMC ont convenu, samedi 26 janvier, d'obtenir une percée sur les dossiers les plus épineux des négociations de Doha d'ici fin avril. Leur objectif est clair: conclure un accord général sur les modalités de libéralisation des échanges en agriculture et sur les produits industriels (NAMA) lors d'une réunion ministérielle en avril à Genève et éviter ainsi tout délai supplémentaire lié à l'élection présidentielle aux Etats-Unis pour boucler un accord global d'ici fin 2008. « Nous avons convenu d'une réunion ministérielle probablement en avril à Genève », a indiqué Mme Leuthard à l'issue du déjeuner. « Les ministres se réuniront seulement quand les papiers et le travail technique pourront mener aux solutions pour les deux principaux volets des négociations » [agriculture et NAMA, NDLR], mais également pour les services, les règles et la facilitation du commerce, a-t-elle néanmoins précisé. « Les deux mois ou trois mois qui viennent seront cruciaux pour conclure cette année. Je suis plein d'espoir que nous pouvons y arriver. Mais, naturellement, cela nécessitera des efforts de chacun », a commenté le chef de la diplomatie brésilienne, Celso Amorim. « Nous avons convenu que si nous voulons conclure les négociations avec succès, cela doit être fait cette année. Nous devons conclure pendant l'exercice du président (américain) G.W. Bush », a estimé pour sa part le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, avant d'ajouter: « Mais, si nous voulons conclure un accord dans ce laps de temps, ce que seuls les ministres peuvent faire, une percée est nécessaire à Pâques ou aux environs ». « Nous sommes beaucoup plus proches d'y être presque que l'an dernier », a commenté avec humour le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy. L'optimisme manifeste des négociateurs en chef européen et brésilien a néanmoins été tempéré par leur homologue égyptien, Rachid Mohamed Rachid, qui a dit, dans un entretien à Reuters, douter que certains des acteurs principaux comme les Etats-Unis, la Chine et l'Inde, souhaitent réellement conclure un accord. M. Rachid a également réclamé un remaniement des négociations pour mieux prendre en compte des circonstances qui ont évolué depuis le lancement du round en 2001, comme la montée des prix des denrées alimentaires. « Le round de Doha suscite de moins en moins d'espoir parce que chaque année nous continuons à dire que si nous ne concluons pas, le monde entier s'effondrera. Et, alors que chaque année que nous ne concluons pas, le monde se porte mieux », a-t-il commenté non sans ironie.

A Genève, le médiateur agricole à l'OMC, Crawford Falconer, ne devrait remettre son projet de compromis révisé sur l'agriculture qu'au lendemain du Conseil général de l'OMC des 5 et 6 février prochains. Notons enfin qu'à l'occasion du Conseil Agriculture du 21 janvier dernier, l'Allemagne, l'Autriche, l'Espagne, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Pologne ont dit craindre que M. Falconer ne propose, dans le cadre de son texte révisé, d'abandonner la clause de sauvegarde spéciale (protection supplémentaire aux frontières en cas de déséquilibre sur le marché interne dû à des importations massives). Selon eux, le risque serait énorme pour des secteurs tels que le sucre, la volaille, les produits laitiers ou la viande bovine. La commissaire européen à l'Agriculture Marian Fischer Boel a reconnu que, sur cette question, l'UE était isolée à Genève et devrait payer cher le maintien de ce dispositif. (E.H.)

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